Tout peut arriver

Conférence de presse à Berlin, le 6 février 2004, avec Jack Nicholson, Diane Keaton, Amanda Peel, Hans Zimmer (compositeur de Ridley Scott, et des musiques du film)

 
   


Propos recueillis par Clémentine Gallot
06-02-2004  
 
   

- Il est assez rare à Hollywood d’aborder des questions telles que le vieillissement, par exemple.

D. K. : Oui enfin, c’est toujours mieux que d’être mort. Car, comme chacun sait, en vieillissant on se rapproche de la mort, ce qui soulève quelques petits problèmes.

- Que pensez-vous des rôles féminins à Hollywood ?

A. P. : Il faut plus de Diane Keaton !

D. K.  : Plus de scénarios !

J. N. : Plus de bonnes actrices !

- Stanley Kubrick envisageait-il de vous faire jouer dans d’autres films ?

J. N. : Stanley et moi étions très amis. Nous avions parlé de Napoléon, mais ça ne s’est jamais fait. D’autre part, quand il tournait Shining, il ne savait pas comment finir le film. Il aimait le livre mais pas sa fin. (…) Il me manque.

- Que pensez-vous de la distribution des films aujourd´hui ?

J. N. : Je me souviens que dans les années 70 les films étrangers étaient largement distribués aux Etats-Unis, en tout cas beaucoup plus que maintenant. Chaque week-end nous nous attendions à voir un chef d’œuvre, ou un bon Polanski, etc.

- Vous souvenez-vous de ce film où vous jouez avec Marlon Brando habillé en femme ?

J. N. : Ho oui mais c’était uniquement son idée. Son rôle se rapprochait un peu de celui de Laughton dans La Nuit du chasseur. Il pensait que cela serait plus " intéressant " en robe, alors bien sur, je me suis plié à sa volonté.

- Et la scène de ce film-ci où l’on vous voit de dos, sans pantalon ?

J.N. : Vous avez remarqué que je m’entretiens n’est-ce pas.

- Avec qui aimeriez-vous jouer ?

J.N. : Oh, ils sont tous morts. Mais, dans ceux qui vivent encore, j’aime bien: Nicole Kidman, Nicolas Cage, Bill Murray. Et voilà, c’est tout !

- On remarque souvent qu’il y a trop de musiques dans les films, c’est un peu agaçant. Dans Something’s gotta give, il semble que la musique suscite la parole des personnages, non l’inverse.

H. Z. : Quand il y a trop de musique, c’est souvent pour cacher un mauvais scénario. Vous savez, je compose la musique quand le film est déjà tourné. Je m’inspire de la lumière le plus souvent. Nous discutons avec le réalisateur des effets recherchés et j’essaye de les obtenir. Vous avez remarqué que Jack chante la musique du générique.

- Saviez-vous dès le début que vous joueriez ce rôle ?

A. P. : Non bien sûr. D’ailleurs si je n’avais été que figurante je serais venue quand même pour les regarder jouer. Je suis New Yorkaise et un peu obsédée par les films de Woody Allen et Diane Keaton.

- Contrairement au personnage du film, êtes-vous marié ?

J. N. : Non. Vous pensez que c’est pour ça qu’on m’a choisi ?

- Votre personnage était-il difficile à jouer ?

J. N. (modeste: Non.

- Epouseriez-vous Diane Keaton ici présente ?

D.K. : Nous sommes fiancés.

- Diane Keaton, avez-vous pris plaisir à jouer avec Jack ?

D. K. : Vous voulez dire les scènes au lit ? Il embrasse mieux que Keanu Reeves en tout cas. Bon. Jack est un acteur très malléable, il n’est pas rigide comme tant d’autres acteurs hollywoodiens.

(imitant Woody Allen) I’m so tired, I think I’m going nuts, in front of all those people !

 
         
 


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