Garden state

Film américain de Zach Braff

 

 

Culte attitude

Après une éphémère carrière à Hollywood, Andrew Largeman retourne dans son village natal à l'occasion de l'enterrement de sa mère. Plongée en apnée dans un  passé indigeste que les ruses du scénario retournent en teen movie extatique.

D'abord le style,  qui distille une petite musique  familière. On pense àTim Burton… mais aussi à Michel Gondry, avec un petit côté Wes Anderson… Sans oublier Sofia Coppola. Le cinéma indépendant comporte désormais sa marque de fabrique, ses  ornières,  son maniérisme. Personnages border line, humour décalé, situations loufoques, folie douce à tous les étages,  intrigue insignifiante  sublimée par une bande-son  hyper sexy. Immédiatement identifié comme «culte» le premier film de Zach Braff (transfuge de la série Scrubs), principal interprète du film, fait mouche, et pour cause.  Rien ne manque à l'appel,  ni l'irrésistible sourire contristé du héros,  ni  la  petite romance sucrée ni la peinture de moeurs faussement acerbe et vaguement mélancolique. Tout cela manque peut-être d'authenticité  mais vaut pourtant  le détour  pour les deux acteurs, étonnants.  Natalie Portman a une manière  de froncer  ses sourcils - en  zigzag - qui suffit amplement à expliquer l'engouement pour un film par ailleurs dénué d'aspérités. Le film d'une génération, à ce qu'il paraît ?