Danny the Dog

Film français de Louis Leterrier

Avec Jet Li, Morgan Freeman, Bob Hoskins, Kerry Condon





Par Henri Lanoë
 
Sortie le 02-02-2005

Durée: 1h43

 

Bresson - r = Besson ?

En 1956, François Leterrier interprétait l’évadé dans Un condamné à mort s’est échappé, un des meilleurs films de Bresson (Robert). Après une courte carrière d’assistant, il réalisait Un roi sans divertissement, remarquable adaptation du livre de Jean Giono, avant de plonger dans des films tirés des BD de Lauzier. Il y a des carrières  imprévisibles.

Son fils, Louis, ne s’égare pas dans le cinéma d’auteur : il attaque directement par la BD dans Danny the Dog, écrit et produit par Besson (Luc). Ce film est si loin de ce que j’espère du cinéma qu’il serait malhonnête que j’en fasse un commentaire. Je ne doute pas qu’il y ait, dans les cités défavorisées et les banlieues difficiles, un public d’ados pour ce genre d’entreprise: le succès des précédentes productions Besson le prouve amplement. Mais, personnellement, j’ai du mal à juger cette fastidieuse succession de bastons qui se déroule sous la bruyante musique de la bien nommée Massive Attack. Un Jet Li vieillissant joue le rôle du dog, Bob Hoskins celui du bad boy et Morgan Freeman, prudent, celui du blind man. Comme je suis incapable d’attribuer une note (bonne ou mauvaise) à ce déferlement de violence qui tient lieu de spectacle, je suggère qu’on puisse aussi disposer d’un «?» pour évaluer ce cas de figure. La seule trace d’humour décalé se niche dans le logo de la Production EuropaCorp qui précède le générique: des dauphins poétiques fendent la mer, survolés par une fée clochette pleine de grâce. Profitez-en avant le début du massacre...