Bridget Jones : l'Age de raison
Bridget Jones : the edge of reason

Film anglais de Beeban Kidron
Adapté du livre de Helen Fielding

Avec Renee Zelwegger, Hugh Grant, Colin Firth





Par Marina Klimoff
 

Durée: 1h40

 

On prend les mêmes, et on recommence

Bridget Jones a enfin trouvé l’amour… Elle vit une passion idéale avec le séduisant Mark Darcy. Pourtant, l’apparente dévotion de Mark ne suffit pas à calmer les angoisses chroniques de la jeune femme… La sublime collègue de Mark, Rebecca, rôde. L’irrésistible ancien patron de Bridget, Daniel, revient à la charge. Bref, rien ne va plus !

Trois ans après l’énorme succès du Journal de Bridget Jones, la société de production Working Title Films décide de continuer l’aventure, et adapte la suite du livre de Helen Fielding. On prend les mêmes acteurs, les mêmes situations,  les mêmes dialogues… rien de nouveau, à part une Bridget sur son petit nuage, plus sûre d’elle. «On a tous un peu de Bridget en nous» clame-t-on… Eh bien les filles, on a du boulot !
Ce deuxième volet est plutôt décevant. Bridget a grandi, évolué. C’est bien la même : reine des gaffeuses en soirée, mauvais goût vestimentaire, et maladresse innée. Hugh est carrément sexy comme a son habitude, mais ça, ça ne suffit plus. Lui-même en a assez : il a décidé d’arrêter le cinéma, confie-t-il à Studio Magazine. Mais que va devenir la comédie romantique anglaise sans lui ?
Le film est très inégal et ressemble plutôt une guimauve de mauvais goût. Certaines scènes frôlent le ridicule : Bridget se retrouve en prison en Thaïlande, et se met à apprendre à toutes ses amies détenues, frappées et violées, Like a virgin de Madonna. Personnellement, j’ai trouvé ça choquant et affligeant. On ne peut pas non plus s’amuser de tout.
D’un autre côté, Bridget est vraiment attachante. Qui pourrait ne pas apprécier sa petite bouille, sa naïveté, son humour «so british», ses kilos en trop et ses amis givrés ? Cela peut agacer des spectateurs trop «cinéphiles», mais peut amuser le public à qui le film est destiné. A notre insu, même si l’histoire laisse à désirer, on retombe vite sous son charme, et on se laisse volontiers embarquer dans cette histoire de «fille moderne» qui peut faire rêver, et à qui on ressemble toutes un peu !