L'effet papillon
Butterfly effect

Film américain de Eric Bress
Co-réalisation : Eric Bress et J. Mackye Gruber

Avec Ashton Kutcher, Amy Smart





Par Marina Klimoff
 
Sortie le 10-03-2004

Durée: 1h53

 

«Un battement d’aile de papillon peut déclancher un typhon à l’autre bout de la Terre…»

Evan découvre qu’il peut changer son passé et celui de son entourage...

Eric Bress et J. Mackye Gruber se sont rencontrés à Los Angeles en 1994, alors que Gruber achevait ses études à l'USC Film School. Depuis ils travaillent ensemble. Leur premier long métrage commun, Blunt, a été achevé trois ans plus tard. Il était écrit par Bress et réalisé par Gruber. Ce film indépendant a connu un beau succès dans le circuit des festivals et a obtenu plusieurs prix dont le Best Comedy Award du New York International Independent Film Festival 1998 et le Lumières Award du New Orleans Film Festival 1998. L'année suivante, Bress et Gruber ont vendu le scénario d'un pilote d'une heure à Disney/ABC. Ils ont ensuite vendu leur premier scénario de long métrage à un grand studio, celui de Frozen. En 2001, ils ont écrit Destination finale 2 réalisé par David R. Ellis pour New Line Cinema. L'Effet papillon est le seul scénario qu'ils ont refusé de vendre malgré plusieurs propositions. Ils ont depuis réécrit le scénario de Cellular, qui marque leur deuxième collaboration avec David R. Ellis, et ont vendu un pilote d'une heure à Fox Television.


L’effet papillon est un excellent film. Tout mérite d’y être applaudi. Le héros, Evan, souffre  de trous de mémoires, tout comme son père. Un médecin lui conseille d’écrire un journal, ce qu'il fait. Dix ans plus tard, en les relisant, il se rend compte qu’il peut replonger dans le passé, afin de changer le futur. Les premières minutes ne sont qu’un enchaînement de déjà vu, mais impossible par la suite de ne pas rentrer dans l’histoire.  Plus le temps avance, plus on est surpris, étonné, voire choqué. On passe d’une prison à un dortoir de fille avec une telle facilité ! Les effets spéciaux sont efficaces et ne sont utilisés que pour les flashback, rassurez vous. On reste collé à son fauteuil sans aucun problème jusqu’à la fin, tellement le scénario et les acteurs sont excellents.

Signalons la performance détonante d’Ashton Kutcher, nouveau boyfriend de Demi Moore, et chouchou de la série That’s 70’s Show. Complètement méconnaissable. Amy Smart, vue notamment dans Road Trip, comédie ado, paraît un peu trop faible pour le rôle dans les premières scènes, mais elle finit par tirer son épingle du jeu royalement. Félicitons aussi les très jeunes acteurs interprétant Evan et Keyleigh (Amy Smart) enfants, qui n’ont pas des rôles faciles pour leur âge.

Le film se termine sur un air du groupe Oasis; on en sort complètement chamboulé, et avec toutes les questions philosophiques que le film pose (changer un détail de son passé peut-il améliorer l’avenir ?), on se remet en question jusqu’à ce qu’on comprenne que l’on vient encore de se faire avoir par la splendeur du cinéma… Troublant.