Arrête-moi si tu peux
Catch me if you can

Film américain de Steven Spielberg

Avec Leonardo Di Caprio, Tom Hanks, Christopher Walken, Martin Sheen, Nathalie Baye





Par Clémentine Gallot
 
Sortie le 12-02-2003

Durée: 2h21

 

 

Arrête-moi si tu peux retrace l’histoire étonnante quoique véridique d’un faussaire de génie, Frank Abagnale. Une fois de plus, la réalité est bien plus riche que la fiction.

Sur le thème de la poursuite (à la manière de Bip Bip et le Coyote) ou des cartoons (on peut penser à Qui veut la peau de Roger Rabbit?), Spielberg signe un aimable divertissement familial (fortement conseillé pour les samedis après-midis, avec mémé). Un jeu du chat et de la souris mené, à un rythme effréné, par un duo jouissif: Leonardo Di Caprio qui cabotine (l’acteur qui joue l’acteur), et Tom Hanks qui en fait des tonnes en flic looser, pince sans rire mais opiniâtre, avec son pistolet à bouchon. Le film compte également sa brochette de stars: Christopher Walken en père de famille raté et mièvre, Nathalie Baye en bobonne " frenchie ", ainsi qu’un Martin Sheen vieillissant, en beau-père embourgeoisé.

On reconnaît des thèmes spielbergiens (innocence perdue, adolescence éternelle...) ; en outre, le cinéaste nous poursuit, d’un film à l’autre, de ses aigreurs post-divorce, désignant ici encore la famille comme source de toutes les joies et de tous les maux (musiques de Noël à l’appui).

Arrête-moi si tu peux s’embarrasse d’effets pesants, tandis qu’à d’autres moments il constitue une fresque brillante et kitschissime, qui rappelle La party de Blake Edwards. Le film renoue, en un sens, avec la tradition du burlesque: " That’s entertainment " (but not only, diront certains).