Le seigneur des Anneaux: Les deux tours

Film américain de Peter Jackson

Avec Elijah Wood, Ian Mac Kellen, Liv Tyler, Voggo Mortensen, Sean Astin


2ème partie de la trilogie de J.R.R. Tolkien


Par Emma Kaufmann
 
Sortie le 18-12-2002

Durée: 3h

 

Tout a commencé avec la trilogie du roman de J.R. Tolkien, qui se compose de : La Communauté de l’Anneau, Les Deux Tours et Le Retour du Roi. Cette fabuleuse épopée fut le livre culte de toute une génération. L’adaptation cinématographique constitue une nouvelle consécration de l’oeuvre de Tolkien.

Le premier volet, La Communauté de l’Anneau, sorti en décembre 2001, suscita l’intérêt général et la surprise pour la plupart d’entre nous : mais quelle agréable surprise ! L’Anneau contrôle l’ensemble des forces du mal et fait subir ses effets corrupteurs à ceux qui l’approchent. La lutte du bien contre le mal est en jeu dans l’objectif de sa destruction. La problématique est en place : même l’être le plus humble peut chuter…

Ainsi, après un an d’attente le public découvre enfin l’adaptation du second volet de l’oeuvre de Tolkien. L’aventure continue : Frodon et Sam, séparés de leurs camarades, poursuivent leur avancée dans les terres sinistres du Mordor. De leur côté, Aragorn, Legolas et Gimli partent à la rescousse des Hobbits Merry et Pippin, capturés par des Orques. Petite particularité : un personnage clé de l’histoire, Gollum, le précédent propriétaire de l’anneau, est entièrement réalisé en image de synthèse. Un nouveau personnage fait irruption : Faramir, le frère de Boromir (disparu dans le premier volet). Des êtres fabuleux font également leur entrée : ce sont des créatures mystérieuses, mi-arbres mi-hommes.

L’événement tant attendu de ce deuxième chapitre est, bien sûr, la bataille du gouffre d’Helm, annoncée comme la plus longue bataille de l’histoire du cinéma (45 minutes). Particulièrement violente dans le livre, cette bataille a dû poser un problème au réalisateur Peter Jackson. En effet, s’il restait fidèle au roman de Tolkien, le film risquait de se voir interdit au moins de 12 ans dans de nombreux pays. Ainsi, pour contourner la censure, le metteur en scène a eu recours à un ingénieux artifice : c’est du sang noir et non pas du sang rouge qui s’écoule des blessures des créatures maléfiques de Sauron et de Saroumane (Orques, Gobelins et autres Uruk-Hais). Une façon habile d’éviter que la bataille ne prenne des airs de boucherie, tout en respectant l’oeuvre originale. Ainsi, si vous avez lu le livre, vous constaterez que, comme l’avait promis Peter Jackson, il a été très fidèle au roman. Il s’est tout de même accordé quelques libertés dans ce nouvel opus. Les femmes étant très peu présentes dans le roman, le réalisateur avait déjà donné une plus grande place au personnage de l’Elfe Arwen dans le premier film. Il a fait de même dans le second, en insistant précisément sur le triangle amoureux qui se forme entre Aragorn, Arwen et Eowyn, la nièce du roi de Rohan, tombée amoureuse d’Aragorn. Cette intrigue prend ici plus d’importance… histoire de faire monter la tension entre les personnages. De toute façon, un peu de romance dans une trilogie de 270 millions de dollars, ça ne peut effectivement pas faire beaucoup de mal.

Par l’incroyable prouesse technique et l’ingéniosité de la narration, Les Deux Tours constitue un film tout simplement inoubliable (qu’on aime ou pas). La qualité des effets spéciaux est époustouflante ! Amateurs de fantastique, de légendes et d’aventures peuvent se lancer dans cette quête merveilleuse qu’est la destruction de l’anneau, et donc du Mal à l’état pur ! On peut bien sûr raisonnablement espérer que cet épisode égalera, voire surpassera, le succès du premier au box-office. C’est un des films

de cette fin d’année (avec Harry Potter II) à ne pas manquer !!!