Le journal de Bridget Jones

Film américain de Sharon Maguire

 

 

Le pauvre journal de Bridget Jones !

Bridget Jones a la trentaine, elle est célibataire, a dix kilos à perdre, fume et boit beaucoup trop (on a déjà du mal à croire que toutes les trentenaires célibataires s’y identifient, enfin bon !) : après avoir passé, une fois encore, le réveillon toute seule chez elle, en pyjama, à chanter du Céline Dion, elle décide de se prendre en main pour la nouvelle année à venir. Bien résolue à perdre du poids et à trouver un p’tit ami, elle devra alors choisir entre son patron, un play-boy plus méchant qu’il en a l’air (Hugh Grant pour changer) et un brillant avocat (Colin Firth).

Ça c’est pour la situation de départ, mais en même temps celle d’arrivée, ou presque : en effet, car même si lhéroïne a soi-disant décidé de se prendre en main, on peut pas vraiment le deviner étant donné le peu d’évolution dans la vie de la jeune femme : elle fume toujours, elle boit toujours, elle fait du sport une fois pendant tout le film, elle ne perd pas de poids mais a plutôt tendance à en gagner, fait toujours autant de gaffes dans les fêtes et a toujours un sens de l’humour ultra-développé. Car effectivement, pour la réalisatrice Sharon Maguire (dont c’est le premier film), la " nouvelle " vie de Bridget se résume à sa vie amoureuse et point barre : le film n’est alors qu’une succession de scènes plus ou moins drôles (la plupart déjà vues), avec quelques moments hilarants (cf. les génériques), qui racontent tout et n’importe quoi et qui ont une fâcheuse tendance à se répéter. Le scénario mise donc tout sur la comédie romantique de base (normal, y a Hugh Grant !) et néglige affreusement le personnage de Bridget, pourtant porté par une Renée Zellweger à croquer, absolument adorable et au mieux de sa forme malgré ses kilos en trop !

Au total, une histoire sans consistance pour un film attendu mais qui déçoit beaucoup, à l’image de sa fin : Bridget choisit finalement l’avocat terne et froid comme un glaçon, qui a dû sourire deux fois dans sa vie !! On fait mieux comme fin, non ?

P.-S. : d’après un sondage auprès des femmes célibataires d’une trentaine d’années, elles se reconnaissent presque toutes en Bridget Jones ; donc, d’après le film, il suffit de leur dire que vous les aimez telles qu’elles sont pour qu’elles vous tombent dans les bras : alors qu’est-ce que vous attendez, les mecs ? (Ceci n’est en aucun cas un propos machiste mais l’apparente " morale " qu’il faut tirer du film !)