Ah ! Si j'étais riche

Film français de Michel Munz
et Gérard Bitton

Avec Jean-Pierre Darroussin, Valeria Bruni-Tedeschi, Richard Berry





Par Stéphane Durin
 
Sortie le 27-11-2002

Durée: 1h45

 

Il y a Jean Pierre Darroussin, débordé par son couple, tourmenté par son compte en banque, et qui gagne au loto.

Il y a Valéria Bruni Tedeschi qui doute, soupire, et choisit de partir.

Il y a Richard Berry, patron cynique, raciste, vaniteux, puni par le destin.

Zinedine Zoualem qui bégaie, se fait licencier, et retrouve un emploi.

Jean Dujardin qui se tortille.

Et François Morel qui interprète un nigaud.

Ah si j’étais riche parle d’argent, à juste titre. Car ce film est un produit. L’assemblage méticuleux de rebondissements convenus, d’interprétations conformes au cahier des charges (Darroussin le gentil lunaire, Bruni-Tedeschi la névrosée etc), recouvert d’un vernis critique qui ne résiste pas - et colle aux doigts.

Le film se veut divertissant. D’où les nombreux gags : citons par exemple Darroussin et Morel qui urinent dans un lavabo, ou Darroussin qui défèque bruyamment dans les toilettes d’un salon de coiffure.

Mais fidèle aux canons de la comédie à la française, alliant le rire à la dénonciation (et dont l’archétype serait Le goût des autres ), le film ne se limite pas à l’étalage d’un savoir-faire humoristique. D’où certains mots d’auteurs bien pesés, ou encore la peinture novatrice du monde de l’entreprise (le patron avide et raciste, les subalternes fainéants mais braves types).

D’où peut-être ces inquiétants lapsus, à l’instar d’une misogynie implicite soulignant qu’une femme revient quand son mari remplit son compte en banque.