B. Monkey

Film américain de Michael Radford

 

 

Ce fuckin’film nous conte les amours plus qu’improbables d’une Bonnie (sans Clyde) italo-british et d’un fuckin’instit (non, ce n’est pas Gérard Klein) jazzophile. Dans le fuckin’London post-moderne évoluent également l’inévitable couple de fuckin’gays du quota, les fuckin’dealers very méchants aux trousses de tous les autres, un fuckin’gamin aux fuckin’instincts, et tout cela fume, boit, sniffe, etc.etc.

Pour des raisons qui m’ont échappé (la grâce ? Un conseil de la Madone ?), la fuckin’ritale décide d’arrêter son fuckin’bizness de casseuse de bijouteries, d’autant qu’elle en pince grave pour l’instit’qui a, malheureusement, des problèmes d’érection. Damned ! Ici, no fuckin’... Mais tout cela va s’arranger grâce au Gay Paree et la fukin’machine va repartir au quart de tour. Ouf !

Tout cela est filmé très lelouch/clip/pub/flash, bref inauthentique et toc, et submergé de musiques repiquées en direct sur NRJ London. Pas moyen de s’endormir… Heureusement, comme l’instit’est également DJ dans un hôpital de nuit (???), il nous passe de temps en temps un peu de Django Reinhardt qui apaise les oreilles, mais cela ne dure guère et la fuckin’action repart de plus belle. Comme vous l’avez certainement deviné, le dialogue se compose de centaines de "fucking" où quelques mots anglais tentent sans succès de se glisser. L’histoire (?) se termine par un massacre général, quasi shakespearien, mon cher, dont notre couple réchappe. Ils se marieront et auront beaucoup de fuckin’babies. Si vous ne me croyez pas, allez vérifier.

Dans un tout autre genre, Michael Radford nous avait offert, en 1994, Il Postino, récit tendre et ensoleillé des relations entre un facteur et un poète exilé. Le moins que l’on puisse conclure, c’est qu’il cherche vraiment sa voie.