BOY

Film néo-zélandais de Taika Waititi

Avec James Rolleston, Te Aho Eketone Whitu, Taika Waititi, Ricky Lee Waipuka Russel, Haze Reweti, Moerangi Tihore


Sélection aux Festivals de Sundance, Berlin, Los Angeles


Par Henri Lanoë
 
Sortie le 12-09-2012

Durée: 1h28

 

Cinémaori

Les films et les acteurs australiens occupent de nos jours une place notable dans le cinéma mondial, mais l’apport de la Nouvelle-Zélande, terre voisine, reste pour nous presque inconnu. Voici une occasion de découvrir Taika Waititi, cinéaste des antipodes, qui a écrit, interprété et réalisé "BOY", film tous publics mais idéal pour les enfants et les adolescents.

Boy, le héros de l’histoire, a onze ans : fan de Michael Jackson dont il connaît le répertoire et les chorégraphies, il vit dans un village au bord de la mer chez sa grand’mère, avec Rocky, son petit frère. Leur père a disparu depuis plusieurs années (en fait, il purge une peine de prison) et la mère est morte, ce qui permet à Rocky de passer ses journées au cimetière en tentant de percer les secrets des puissances magiques qui entourent les vivants, comme chacun le sait. Quant à Boy, doté d’une grande imagination, il fantasme sur ce père absent qui incarne toutes les vertus de ses héros favoris : samouraï, rugbyman ou, surtout, ami intime de Michael Jackson…

Jusqu’au jour où papa, libéré, revient au volant d’une guimbarde qui a dû être luxueuse, accompagné de ses deux complices. Avec son blouson de cuir et sa faconde, il séduit Boy qui le trouve encore mieux que dans ses rêves les plus fous. En fait, le père est revenu pour récupérer le magot qu’il a enterré dans un champ avant son incarcération, mais il ne sait plus où : il mobilise donc tous les gamins du village pour creuser fébrilement dans les champs alentour. Un des charmes du film tient dans le fait que cette histoire est racontée du point de vue d’un enfant, avec toutes les possibilités de décalage et d’humour naïf que cela permet. On est surtout prié de rester jusqu’au générique de fin qui nous offre un show à la Michael Jackson, chanté en maori, mâtiné des incantations de l’équipe des All Blacks qui précèdent les rencontres de rugby.<:p>