Sleeping Beauty

Film australien de Julia Leigh

Avec Emily Browning, Rachael Blake, Ewen Leslie, Peter Carroll, Chris Haywood


Sélection officielle Cannes 2011


Par Henri Lanoë
 
Sortie le 16-11-2011

Durée: 1h44

 

Sleeping audience ?

Lucy, jeune étudiante désargentée à la recherche de petits boulots, tombe sur un réseau de prostitution « high class » destiné à de vieux messieurs fortunés qui semblent se contenter de contempler des jeunes beautés endormies. Au réveil, elles n’ont aucun souvenir de ce qui s’est passé durant leur profond sommeil. D’ailleurs, s’est-il passé quelque chose ? L’ennui, c’est que les spectateurs n’en savent guère plus puisqu’un fondu au noir vient chaque fois masquer l’éventuelle action que le papy va, peut-être, entreprendre…

L’élément original qu’apporte Sleeping Beauty est surtout dû au fait que ce soit une femme qui propose ce scénario consacré au voyeurisme masculin. Peut-être que vivre aux antipodes inverse tout, y compris des pulsions qui paraissent bien établies dans l’hémisphère nord ? Ce porno australo-intello-soporifico-chicos nous rappelle les « softs » de Just Jaeckin et autres David Hamilton qui finissent aujourd’hui dans les fins de soirées de la TNT. Comme il s’agit d’un premier film - en Sélection Officielle, tout de même - on peut plaider l’indulgence, mais 1h 44 pour une série hypothétique de « pas vu, pas pris », c’est tout de même un peu longuet.