La cage

Film français de Alain Raoust

Avec Caroline Ducey, Roger Souza


Sélection officielle Festival de Locarno 2002


Par Clémentine Gallot
 
Sortie le 04-09-2002

Durée: 1h40

 

 

La cage, premier long métrage d’Alain Raoust, est ce qu’on appelle un film " filles perdues, cheveux gras ".

Contrairement au titre éponyme du film de Claude Duty, qui sort dans quelques semaines, celui-ci n’a rien d’une comédie. Anne, 25 ans (interprétée par Caroline Ducey, aperçue dans les films de Doillon ou Breillat), est enfin libre, après sept ans de prison et un an de liberté conditionnelle pour homicide. La " cage " dont il est question est, en fait, une métaphore du passé, dont Anne doit s’affranchir pour réussir son insertion dans la société, et commencer une nouvelle vie.

Il s’agit d’un film marginal, mais pas forcement original : on a, en effet, pas grand chose à se mettre sous la dent. Et la guitare mélancolique de Pascal Humbert ne fait malheureusement pas passer le temps. Pour donner un exemple, c’est le genre de film (s’il en est) où l’on regarde l’héroïne, étendue sur un lit, allumer et éteindre la lumière de sa lampe de chevet.

Tout cela est d’autant plus dommage que le peu d’action n’est ni relayé par une prestation époustouflante des comédiens, ni par la beauté de l’image. Le film dans son ensemble est sobre, voire austère : on ne peut que regretter la minceur d’un scénario qui aurait pu, en revanche, faire l’objet d’un bon court-métrage.