Comme une étoile dans la nuit

Film français de René Féret

Avec Salomé Stévenin, Nicolas Giraud, Maryline Canto, Jean-François Stévenin





Par Elise Heymes
 
Sortie le 03-12-2008

Durée: 1h30

 

Avec ce nouvel opus mettant en scène un jeune couple confronté à la maladie et la mort, René Féret filme admirablement la vie à l’oeuvre.

Anne et Marc envisagent de se marier et décident d'avoir un enfant. Mais Marc découvre qu’il est atteint de la maladie de Hodgkin. S’ensuit une lutte quotidienne, où la vitalité fait rage. Avec douceur et jusque dans la mort.

Comme le personnage de Anne qui refuse de céder du terrain à la mort, le cinéaste prend le parti de ne pas s’attarder sur la maladie et sur les tours qu’elle peut jouer. Il lui refuse de la place à l’image. Et se concentre sur la compagne de Marc, qui se fait rapidement accompagnatrice, animée d’un amour particulièrement vindicatif. Elle est douée d’une pulsion de vie qui, plus que de rester intacte, grandit au fur et à mesure que la mort devient plus menaçante.

Le film se partage entre cette jeune femme malmenée, mais obstinément heureuse dans l’épreuve, et le pathos qui tente de gagner du terrain, lui aussi. Car du pathos, il y en a souvent à l’écran. Dans les larmes tristes d’une amie proche, la détresse d’une soeur, l’abattement confus d’un père, la compassion intéressée d’un collègue de travail. Et si le mortifère se propage dans l’entourage, il butte contre le coeur, le noyau, le centre si stable de la jeune femme. Portée par ses sentiments, elle porte l’histoire de son duo amoureux. Comme Salomé Stévenin porte généreusement ce film sur l’amour et l’abnégation dans ce qu’elle a de constructif et donc d’immensément vivant.  On en oublie presque les diverses maladresses qui desservent souvent les dialogues...