Jeux de dupes
Leatherheads

Film américain de Georges Clooney

Avec George Clooney, Renée Zellweger, John Krasisnski, Jonathan Price





Par Henri Lanoë
 
Sortie le 23-04-2008

Durée: 1h54

 

Les multiples activités de George Clooney dans de multiples domaines finissent par être impressionnantes, le comédien étant également devenu au fil du temps scénariste, producteur et réalisateur. Cet acteur au sourire glamour, révélé en France par le feuilleton TV Urgences et confirmé par son goût pour le Nespresso, est désormais une star qu’il est inutile de présenter davantage mais dont l’éclectisme dans les choix artistiques à l’éventail largement déployé - des frères Coen au fidèle Steven Soderbergh - est assez rare pour être souligné. Ce goût pour l’entertainment ne l’a pas empêché d’être politiquement engagé dans diverses actions humanitaires, d’incarner le héros désabusé de Syriana et de réaliser en 2005 son premier film, Good Night and Good Luck, remarquable étude sur les rapports entre journalisme et maccarthysme.

Il a choisi de revenir au cinéma de pur divertissement avec ce Jeu de dupes qui conte les mésaventures d’une équipe de football américain durant les années 1925. Il est recommandé aux Européens de potasser les règles de ce sport avant la projection car ils risquent d’être largués par le déroulement de matches bien plus compliqués à comprendre que les péripéties de Ocean’s 11+12+13+14 réunis.

La réalisation de cette comédie est brillante, dans l’esprit de l’Arnaque, avec une bande sonore euphorisante constituée essentiellement de standards du jazz de l’époque sélectionnés par le compositeur Randy Newman (né à New - Orleans !) Le réalisateur Clooney a évidemment engagé le comédien Clooney mais, la cinquantaine approchant, il a malicieusement truffé le dialogue d’allusion au grand âge du héros confronté à des sportifs qui pourraient être ses fils (rassurez-vous, il emportera quand même le coeur de la belle à la fin). C’est peut-être là le point faible du casting car ladite belle est interprétée par Renée Zellweger, parfaite dans Bridget Jones ou Nurse Betty où son physique de Barbie potelée était idéal, mais qui ne correspond vraiment pas à l’idée qu’on peut se faire d’une femme fatale qui brise les c½urs dans les comédies sentimentales. Des goûts et des couleurs…