La légende de Zorro
The legend of Zorro

Film américain de Martin Campbell
Suite du Masque de Zorro, de Martin Campbell (1999)

Avec Antonio Banderas, Catherine Zeta-Jones





Par Esther Castagné
 
Sortie le 26-10-2005

Durée: 2h10

 

Zorro is back !

Le fameux Zorro est "retraité" depuis une dizaine d’années et tente de mener une vie assagie de père de famille, comme il en avait fait la promesse à sa femme, Elena, le jour de leur mariage. Mais le justicier ne peut accepter que la liberté de son pays soit menacée. Nous sommes effectivement en 1850 et la Californie aspire à devenir le 31e Etat de l’Union mais une mystérieuse confrérie dirigée par un méchant français cherche à faire échouer cette alliance…

Ce deuxième volet a beau avoir été réalisé par le même réalisateur et interprété par les mêmes acteurs, il ne vaut pas le premier (Le masque de Zorro). Il ne l’égale ni en ironie ni en légèreté, d’autant que désormais Campbell ne cherche plus uniquement à divertir. On aborde ici des sujets plus graves tels que le divorce ou la politique. On se veut social et engagé. Moderne également, ce qui jure avec l’esprit habituel du film de cape et d’épée.
L’intrigue est tirée par les cheveux, entre Joaquin, le fils d’Elena et Alexandro de la Vega – alias Zorro –, totalement incapable de reconnaître son père dès que celui-ci enfile son masque ; Alexandro qui joue très maladroitement la mauviette pacifiste dès lors qu’il ne se métamorphose pas en Zorro, histoire de ne pas donner de mauvaises idées à son fils ; Armand, le méchant, français, comme il se doit depuis quelques années (on se demande bien pourquoi...), qui, puisque français, doit chercher à séduire Elena. Non, la caricature n’est jamais forcée ! Ceci étant, malgré l’incohérence de l’histoire et son manichéisme absolu – ou peut-être précisément grâce à ces deux éléments –, on rigole bien et bien tranquille vu qu’il n’y a pas besoin d’être un esprit supérieurement intelligent pour connaître le dénouement.
Restent les cascades et autres effets spéciaux en surnombre. Quelle injustice pour ces pauvres cascadeurs qui se font voler la vedette par Banderas et Zeta-Jones qui se chamaillent en bon vieux couple au sang chaud et à la dispute facile.
Et pourtant, on tient jusqu’à la fin (plus de deux heures tout de même), sans se plaindre et en riant bien de ce joyeux désordre.