Daredevil

Film américain de Mark Steven Johnson

Avec Ben Affleck, Colin Farell, Jennifer Garner

Sortie le 19-03-2003
 
   

Par Emmanuel Pasquier


Durée: 1h42

 
 
   

Les super-héros n’ont pas de psychologie. Ils se définissent plutôt les uns par rapport aux autres, dans l’univers coloré des super-héros. Ils y occupent des créneaux, jamais loin du créneau commercial, qui sont aussi des corniches sur les toits de la grande ville imaginaire qu’ils peuplent. Le personnage de Daredevil n’a aucun sens si on ne le situe pas par rapport aux autres grands super-héros de New York – d’un New York auquel chacun donne sa physionomie particulière, mais qui reste toujours identifiable comme New York. La sortie du film Daredevil n’a elle-même de sens que dans la série de mise à l’écran des super-héros: Superman, Batman, mais aussi les X-Men il y a deux ans, Spider-Man l’année dernière, Hulk l’année prochaine… Cet article à son tour est un corollaire de l’étude Qui est Spider-Man? parue il y a un an sur ce site, qui proposait une généalogie de Spider-Man et de la figure du super-héros.

Daredevil n’est pas un sujet autonome: c’est une déclinaison particulière du thème du super-héros, qui s’inscrit dans son éventail avec ses genres proches et ses différences spécifiques. On sait qu’il fut créé en 1964 dans le cadre de la compétition commerciale entre DC Comics et Marvel, cette dernière ayant à affronter le redoutable couple Superman/Batman dans la conquête des parts de marché de l’imaginaire. On sait moins que Daredevil était la version rafraîchie d’un ancien Daredevil, super-héros des années 40, contemporain de Captain America, qu’il accompagnait dans sa lutte contre les forces de l’Axe. C’était un Daredevil muet, et non aveugle, (du moins dans un premier temps). Sa canne-lasso était un boomerang, et son costume était bleu et rouge, couleurs de l’Amérique. Lorsque Stan Lee reprit le personnage, il était devenu impossible de reprendre ces couleurs, car Spider-Man les arborait déjà. Le nouveau Daredevil fut donc vêtu de jaune et rouge et noir. Mais dès le numéro 7, pour une sombre histoire de voisinage avec le nouvel Iron Man qui était lui aussi en jaune et rouge, il dut quitter ce costume pour prendre le collant rouge qu’il porte encore. Système de distinction oblige, Daredevil devint un diable rouge, tout rouge.

 

Le mouvement du démon

Daredevil fait partie des héros qu’on peut appeler " démoniques " – son nom même, " devil ", l’atteste – avec Batman et Spider-Man. Il s’oppose aux héros " cosmiques " comme Superman ou Green Lantern qui sont des figures plus proches du divin, qui survolent la ville et s’élèvent au-dessus d’elle, jusqu’aux étoiles d’où ils viennent. Comme Spider-Man, Daredevil appartient à la ville, et plus précisément aux régions hautes de la ville. Il laisse Marlowe et The Spirit dans les profondeurs de l’" underworld " et s’arrache à la fois au roman noir et à la gravité pour évoluer sur la ligne de crête des buildings de Manhattan. D’où le même genre de difficultés pour réaliser un film à son sujet que pour Spider-Man: rendre le mouvement du corps humain dans l’espace des buildings. Cela suppose une qualité d’effets spéciaux dont le cinéma n’a pendant longtemps pas disposé. Si perfectionnés qu’ils soient, ils peineront toujours à restituer les effets de suspension que permet à moindre frais l’image de la bande dessinée. En vérité, il faut le dire: cela ne marche pas, et cela marche encore moins bien pour Daredevil que pour Spider-Man. Pour ce dernier, un effort – c’était bien le moins! – avait été fait pour produire l’effet spécifique du balancement entre les buildings. Dans le cas de Daredevil, les effets se bornent à reproduire les effets " arts-martiaux-méta-gravitationnels " que Matrix avait déjà porté à son terme, ce qui laisse un goût de déjà-vu.

Il y a une raison à cela. C’est que le mouvement de Daredevil est très spécifique. Il n’est pas réductible à une chorégraphie de type arts martiaux, ni identique à celui de Spider-Man. Contrairement à celui-ci, Daredevil n’est pas doué de pouvoirs surhumains. C’est un formidable acrobate, mais il n’a pas la " force proportionnelle d’une araignée " qui lui permettrait de bondir de building en building. La beauté de Daredevil, son génie spécifique, est là: il reste pleinement soumis à la pesanteur, il se met en danger lorsqu’il se déplace. C’est pourquoi il est " l’homme sans peur ", celui qui surmonte à chaque instant la peur du vide dans lequel il s’élance et avec lequel il joue.

Si Spider-Man lance sa toile et progresse par balancements continus, Daredevil, lui, est l’homme du plongeon et du rebond. C’est un mouvement plus dur, plus vertigineux. Le mouvement typique de Daredevil, c’est le rebond sur un fil téléphonique ou sur la hampe d’un drapeau américain, le long de la façade d’un immeuble. C’est au prix de ces chutes successives qu’il transforme la verticalité de la ville en une ligne brisée horizontale le long de laquelle il se déplace. Parfois celle-ci prend la forme plus lisse du Manhattan Bridge ou d’une ligne le long de laquelle notre héros peut courir. Un film sur Daredevil qui ne rend pas ces effets-là n’est pas un film sur Daredevil. C’est un film sur un personnage habillé en rouge avec des petites cornes, qui fait des arts martiaux et que ses fans viendront voir de toutes façons pour comparer avec ce qu’ils savent déjà. " Ah, donc, ils ont gardé le Daredevil de Frank Miller, celui qui combat le Kingpin et ses assassins, Bullseye et Elektra, l’ex-petite amie de Matt… ", " Ah, les belles cascades! Ah, les belles vues gothiques de New York! Ah le décolleté plongeant d’Elektra!… " Et quelques plans du héros en gargouille dans la ville-cathédrale, sa silhouette sur fond d’Empire State…

Cécité et neutralisation de l’espace

La mise en image de Daredevil pose d’emblée un problème: c’est qu’il s’agit de faire voir un aveugle. Tout Daredevil est là. C’est un aveugle. Cas typique du héros de Stan Lee, qui n’est pas simplement bourré de pouvoirs, mais qui part avec un handicap. C’est ce qui a fait déjà le succès de Spider-Man, adolescent complexé. On imagine le dialogue, un matin de 1964: " Quel handicap trouver pour un nouveau héros? " " Je sais: faisons un aveugle! " " Ah oui, mais comment faire, comment être un héros mais aveugle? " On pense au film Seule dans la nuit, où la cécité est utilisée comme un ressort terrible du suspens. Mais pour un super-héros? " Oh, pas de problème: notre bonne vieille radioactivité y pourvoira ": le jeune Matt Murdock, alias Daredevil, est renversé par un camion - alors qu’il veut sauver un jeune enfant – et son visage est aspergé d’un produit radioactif qui le rend aveugle. Mais ses autres sens sont alors décuplés, et pour faire bonne mesure, le voilà, comme une chauve-souris (Batman n’est pas loin) doué d’un sens-radar qui lui permet tout de même de sentir les obstacles et les silhouettes.

C’est autour de cette cécité que s’organise la logique de Daredevil, qui attendait ses auteurs, Frank Miller par excellence, pour être mise en évidence.

D’abord la canne blanche, évidemment, devient à la fois une matraque pour se battre et un lasso pour se déplacer. Mais la cécité s’exprime bien au-delà de ce simple attribut. La cécité de Daredevil conditionne d’abord son rapport à l’espace. Pour tout dire, elle annule l’espace. C’est pourquoi Daredevil est " l’homme sans peur ", ou le " Daredevil ", c’est-à-dire le casse-cou, le trompe-la-Mort: il est l’acrobate sans vertige, car pour lui le vide n’existe pas. Il évolue dans un espace neutralisé, qui n’a plus ni profondeur, ni hauteur, quelque chose comme une pure étendue mathématique qui n’a plus ni haut ni bas, ni droite ni gauche. L’affiche du film, qui montre le héros à l’horizontal, exprime bien cette mise en suspens des dimensions.

Pascal disait: " Le plus grand philosophe du monde, sur une planche plus large qu’il ne faut, s’il y a dessous un précipice, quoique sa raison le convainque de sa sûreté, son imagination prévaudra. Plusieurs n’en sauraient soutenir la pensée sans pâlir ni suer". Daredevil est au-delà de ce rapport affectif à l’espace. Il se déplace lui-même comme une boule de billard ou une balle rebondissante, calculant ses trajectoires selon la même balistique qu’il utilise aussi pour lancer sa matraque de telle manière qu’elle lui revienne toujours en main. A la limite, Daredevil est un héros immobile: l’absence de vision est une négation de l’extériorité. Tout devient intérieur. Ce n’est plus Daredevil qui se déplace dans la ville, c’est la ville qui tournoie autour de lui. Victoire de l’homme sur La Ville: il la ramène à sa mesure. Elle cesse d’être la mégapole écrasante pour devenir une représentation dans la subjectivité du héros. Il y a bien quelque chose de Matrix dans Daredevil. La ville est devenue son rêve à lui. Un rêve fait de calcul. L’exacerbation de ses sens sans vision a fait de Daredevil une sorte de monstre de rationalité, une machine calculante, qui met dans son calcul toute l’énergie de la sensibilité, et réciproquement, la rigueur du calcul dans la fluidité de l’instinct. Il révèle ainsi cette chose surprenante que c’est peut-être le développement de la vue qui entraîne la séparation entre l’esprit de finesse et l’esprit de géométrie. Il faut bien un démon pour cela.

De ce point de vue, Bullseye est un adversaire logique pour DD, construit en symétrie. L’aveugle affronte celui qui est tout en vision: " Bulls-EYE ", le tireur, le viseur, lui aussi expert en balistique, mais sur le mode de la perversité parce que voyant, voyeur, voyant trop, et assigné à son propre point de vue. Criminel donc, par le fait même qu’il voit.

Car le second élément essentiel qui est conditionné par la cécité de Daredevil, c’est son rapport à la Justice.

Justice aveugle

Si Daredevil est un démon, mi-homme, mi-dieu, il est assurément fils de la Justice. Comme elle, il est aveugle. Aveugle, c’est-à-dire qu’il n’a pas de point de vue propre, il n’épouse pas le parti de l’un ou de l’autre. La cécité est métaphore de l’impartialité, de l’objectivité, du dépassement de l’intérêt particulier pour se hausser à l’universel. Et l’on ne peut voir l’universel qu’en aveugle. Matt Murdock, logiquement, est avocat. Avocat et non pas juge, car il n’est qu’un démon et pas un dieu. Un fils et non pas un père. La carrière de justicier de Daredevil a bien été déterminée, comme celle de Spider-Man, de Batman, de Superman, etc., par la mort de ses parents, plus exactement de son père (car sa mère, rappelons-le… était une déesse, même si ce n’est pas l’histoire officielle de Marvel Comics). Le père de Matt, boxeur des bas-quartiers, qui voulait que son fils s’en sorte, fasse un bon métier. Un soir, voyant son fils parmi les spectateurs, il refusa de perdre un match arrangé. La pègre ne le lui pardonna pas.

Mais Matt Murdock est un adulte. Il n’est pas l’éternel adolescent comme Peter Parker (Spider-Man). Il n’est pas non plus mû par le ressentiment, comme Bruce Wayne (Batman), ou par la folie vengeresse du " Punisher ", ancien du Vietnam qui continue la guérilla dans Manhattan. Matt Murdock a dépassé ce stade. La cécité représente cette maturité. En plus du rapport à l’espace, elle détermine aussi un certain rapport au temps, un certain rapport à la mémoire, une certaine forme d’oubli: fermer les yeux sur le passé, s’extraire du désir de vengeance pour le sublimer dans la quête de la Justice. Là encore, raison et universalité sont les traits dominants, et c’est un contresens raccoleur sur le personnage que de lui faire jouer les mauvais garçons. C’est le tirer du côté de Batman et mal comprendre ce qui fait sa spécificité. Elektra qui, elle, est mue par le ressentiment, étant devenue mercenaire après la mort de son père, tué accidentellement par les forces de l’ordre, fait bien apparaître par symétrie ce que Daredevil n’est pas.

Pourtant il est vrai qu’il y a une faille dans le personnage. Faille qui ouvre sur son dédoublement Matt Murdock/Daredevil. Mais ce n’est pas le dédoublement de Batman ou celui de Docteur Jekyll et Mister Hyde. Ce n’est pas l’ange et le démon. A une époque, le comic book Daredevil a joué sur cet aspect: Matt Murdock, pour protéger son identité secrète, s’inventait un frère jumeau, Mike Murdock. Matt, l’avocat, était gentil, courtois, élégant. Mike était un soudard malpoli. Mais Daredevil n’est pas le côté obscur de Matt. Il est bien plutôt son allié dans la quête de la justice. C’est un démon, mais pas un démon infernal: c’est le gardien des cathédrales.

Devenir Américain

Daredevil intervient là où l’institution officielle ne suffit plus. Matt est catholique, rappelons-le. Aux États-Unis, cela signifie appartenir à une minorité. C’est presque aussi handicapant que d’être aveugle. C’est être Européen. Matt est un homme d’institution. La Cour de Justice est ici la transposition de l’Église officielle. Mais les choses ne se passent pas comme ça à New York City. La vraie justice ne peut avoir lieu que dans la rue. C’est là qu’il faut descendre pour qu’elle advienne. C’est pourquoi l’adversaire de Daredevil doit être le Kingpin, maître de l’Underworld – initialement un adversaire de Spider-Man, mais dont Frank Miller avait bien vu le lien essentiel qu’il avait avec Daredevil, alors que Spider-Man peut avoir une palette d’adversaires beaucoup plus bigarrée.

Daredevil, c’est peut-être le devenir américain de l’Irlandais Matt Murdock. Le point où le catholicisme, c’est-à-dire ici l’institution judiciaire, trouve ses limites, se révèle comme universel abstrait, et nécessite une métamorphose pour trouver son effectivité dans le monde. Cette métamorphose, c’est la face protestante de Matt Murdock, où l’individu affronte le péché sans médiation. Il faut descendre directement chez les criminels, aller les chercher là où ils sont. Cela ne veut pas dire devenir l’un d’entre eux, mais il faut d’une certaine façon devenir comme eux. Murdock se fait alors démon. Un démon à l’américaine, qui tient du Cow-boy (avec son lasso) – ou peut-être encore plus de l’Indien, Peau-Rouge, peinturluré pour faire peur à ses adversaires chez qui il sème la panique par ses grimaces. Daredevil, ce serait une certaine vision de l’Amérique. Une vision sympathique, non pas celle de l’Amérique triomphante et impériale, comme celle qu’incarne Superman. Plutôt l’Amérique des immigrants, partagés entre l’Ancien et le Nouveau Monde, entre le désir de s’intégrer aux institutions et la nécessité – et la jouissance – de se faire dans la rue à la force des poings. Être aveugle, ce serait un peu avoir la possibilité chaque jour d’un nouveau départ. Tel est Daredevil. Celui qui s’est construit au fil des ans sous la plume d’auteurs divers, qui ont su faire croître et parfois dériver ce qui était en germe logiquement dans l’idée de ce héros aveugle. Le film Daredevil en est le nouvel avatar. Aura-t-il su à la fois tenir les hauteurs de la ville et descendre assez bas dans la rue pour lui rendre pleinement justice? Mon sens-radar me dit que non. Mais en bon aveugle, je ne l’ai pas vu.

 
         
 


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   A. Jurkiewicz-Renevier Recalé