Millenium Mambo

Film taïwanais de Hou Hsiao-Hsien

 
   

Par Victor Aumont

 
 
   

Le présent, on ne le regarde pas en face, comme on regarderait un écran ou un mur. On y respire; difficilement, mais tout de même.

La tâche de Hou Hsiao Hsien : décrire l’exacte matière du présent, qui souffre, malgré son opacité, d’être durablement impalpable.
La densifier à peine, de manière imperceptible. En rendre la consistance " dure ". Sa propriété n’est pas la transparence, mais la friabilité. On en sent la solidité volumineuse – on ne peut pas voir à travers – mais on s’y déplace, pourtant. Ce " volume " n’est pas juste sous nos pieds, mais nous entoure, habitant l’air nébuleux. Avancer dans un lac marécageux, de l’eau jusqu’aux genoux.

Présent de neige artificielle et de barbe à papa

La matière exacte du présent, c’est celle de la neige : solide pour un temps, froide, puis fondante. Survivant à la nuit, mais commençant
de mourir à l’aube, elle s’évapore sous le soleil. Fondante aussi comme une meringue suave et douce, qu’il est agréable de laisser se décomposer sur la langue salivée.

Loin de ce présent en fuite du sablier. Il n’a ni cette chaleur d’antiquité méditerranéenne, ni cette fluidité tragique. Le temps ne fuit pas, il se dissout. Les flocons éphémères remplacent les grains de sable, qu’on peut compter, un à un, alors qu’il n’existe pas d’" unités " de neige ;
la pluie fait fondre celle-ci, tandis que les châteaux de sable se solidifient dans l’air humide. On ne peut jamais garder longtemps un flocon dans sa main. De même, les heures ne se divisent plus en minutes. Hao-Hao a beau dérober la montre Rollex à son père, rien n’y fait. Ces prismes transparents finissent par former une masse d’un blanc compact, sans plus de divisibilité.

Il s’agit de traduire dans l’espace une idée du temps – qui a cessé de se dérouler linéairement, comme un long tapis rouge qui passerait par le trône du présent, lui-même devenu un lieu – vaste, certes, mais clos, cependant.

L’éclairage de la ville contemporaine est un ensemble de pôles de lumières bariolées qui scintillent sans discontinuer – c’est-à-dire, en perpétuelle interruption – , éparpillées comme des billes. Elles ne restent jamais assez longtemps suspendues pour qu’on puisse s’y accrocher. Autrefois, quand on s’éclairait aux bougies, celles-ci fondaient aussi. Mais en longeant le tube la cire se durcissait ; et,
bien que flageolante, la flamme chaude éclairait en continu. Les prismes célestes se perdent dans la gadoue urbaine des trottoirs.
Les lumières de la ville ne cessent de clignoter. Les flocons en étoiles dentelées s’allument et s’éteignent en fonction des projecteurs, qui sont eux-mêmes d’autres phares scintillants.

Les existences, sensibles à leur environnement, – serait-ce l’inverse ? – ne peuvent que suivre ce rythme. Au gré des flashs, donc, elles apparaissent et disparaissent à nouveau. Vicky est assise sur la banquette d’une voiture, la tête renversée sur le dossier. Quand la voiture passe sous un néon, stalactite horizontale et électrique, son visage est éclairé, par intermittence, l’espace d’un instant. Vicky se laisse caresser dans les toilettes de la boîte de nuit.
Des ronds oranges traversent lentement (au ralenti, semble-t-il) l’écran, en diagonale, et nous la font voir; c’est le rythme par à-coups du temps qui se rabat
sur eux.

Le son, traité comme une matière, en accord avec la lumière, est étouffé, dans toutes ces pièces aux cloisons calfeutrées. La musique techno n’est pas " claire " , mais en sourdine. Pourtant la musique est à fond dans la boîte de nuit insonorisée. On l’entend des toilettes. Hao-Hao écoute des disques avec un casque – pour pouvoir mettre la musique plus fort. Quand il neige, Vicky porte des cache-oreilles rose bonbon. Elle se blottit sous la couette de son lit. Ces objets dont elle se pare, d’une consistance molletonnée, faussement dense, mais étouffante, comme l’intérieur des coussins – ne font que répondre à un état de fait.

La vie dissolue

Comment se déplacent les habitants de cet univers ? Péniblement. C’est trop dire, car pénible, ça signifierait que l’on arrive au bout, que l’on avance. La ville contemporaine n’est pourtant pas une terre des sables mouvants – dans lesquels on s’enfoncerait. Ce n’est pas le sol, le bas, qui est dangereux, qui vous aspire, car il n’y a plus de différence entre le sol et le ciel.

Vicky avance dans un tunnel éclairé par des néons. La techno en bruit de fond assourdit les bruits de la ville. On dirait qu’elle flotte, qu’elle n’a pas de jambes. Puis Vicky descend les marches deux par deux. Là, elle vole à quelques centimètres au-dessus de l’escalier. On ne voit toujours pas le bas de son corps, mais seulement son buste qui ondule, et ses coudes qui font des vagues amples. Plutôt qu’à la légèreté d’un oiseau planant,  c’est à l’apesanteur des astronautes que l’on pense. Vicky aussi, on dirait qu’elle est auréolée d’un casque, qu’elle porte une combinaison. Être flottante, ici, c’est surtout ne pas marcher sur la terre ferme, mais avoir les gestes engourdis par la combinaison de survie, et des mouvements lents. Plus tard, elle est emmitouflée dans des vêtements d’hiver (une doudoune, des gants). C’est difficile de marcher sur la neige. Ce n’est pas tant qu’elle glisse – comme une patinoire, lisse et tranchante –, c’est plutôt de la poudreuse, dans laquelle on est embourbé par tout le bas du corps.

Vicky parle peu. La voix off qui la raconte permet à son personnage de n’avoir pas à s’expliquer et de ne jouer que son existence, et non son rôle, c’est ainsi le spectateur colle à sa chair.

Vicky, en accord avec son temps, mène une vie " dissolue ". Pour elle aussi, les petites lumières s’épaississent et se brouillent : c’est l’instant (mais quelle joie de l’instant) des larmes aux yeux, où les points deviennent flous. Ils sont émouvants, tout de même, mais on finit par les perdre.

De même qu’il n’y a plus de présent, il n’y a plus de " présence ", et Hao-Hao aussi disparaît tous les jours, à l’aube, reproduisant la vie des néons. Ce n’est pas même un départ; de même la nuit et le jour ne sont jamais des passés mais forment le cadre dans lequel les êtres évoluent. Vicky compare Hao-hao à un bonhomme de neige qui fondrait tous les matins.

La boîte de nuit où Vicky passe ses nuits reproduit bien l’univers, avec ses boules discos, stroboscopes qui projettent des points argentés, et font aussi des flashs.

Les flashs sont, dès l’instant de leur apparition, des " flash-back ". L’ essence de cette mélancolie-là, c’est de lire le présent comme s’il appartenait déjà au passé. La vie résonne avant de produire un son.

Une trace dans l’éphémère permanent

Vicky aussi envoie ses signaux discontinus, et ne se laisse pas seulement soulever par ce monde, comme une montgolfière. Y imprimant un peu de son existence, elle appuie son visage contre la neige froide. Plus jeune, assise à la place arrière de la voiture de ses parents silencieux, elle aurait probablement écrit son nom avec un doigt, après avoir soufflé sur la vitre, pour l’embuer.

Oui, ce monde de flocons et d’étincelles détient tout de même une beauté un peu paralysante, dont il est d’autant plus difficile de se dépêtrer. Quand on marche sur la neige qui vient de tomber, il semble qu’elle crisse de plaisir. On est hypnotisé par les lumignons de la ville, en même temps qu’on souffre de ne pouvoir les rattacher à rien. D’une part, cette beauté contemporaine et sans racines ne peut pas laisser indifférente une jeunesse nostalgique de la grâce. D’autre part, elle est encore une forme de vie – derrière ce côté " plein d’air pesant ", il y a quelque chose de bombé comme le bang de Hoa-hao, de gonflé, comme les lèvres de Shu Qui, son bonnet de bain imperméable plein de ses cheveux noirs, ou encore, le son de " Millenium Mambo ". Comme les seins, les sexes, comme le désir. Vicky se tortille sur son lit, dans une courbe identique aux congères ondulées, phoques élégants sur les antennes et les grilles au-dessus des immeubles, plus tard.

De la poudreuse à l’effervescence. Invocations

Puissant, le désir survit à l’aube déchantée, qui est la réalité du jour – la nuit toujours déçue – , survit à la somnolence des lendemains ternes, à l’excitation abandonnée. Les appels lancés par Vicky autour d’elle – jusqu’à nous – en témoignent. L’invocation de la sympathie n’est pas adressée, n’a pas d’objet défini, elle se fait dans le brouillard vague, pour qui l’entendra, d’abord. Dans le désespoir, on a recours à la magie, séduisante, qui viendrait sauver. Et ça n’est que charlatanerie. Les jeunes gens, au tout début du film, sont assis autour d’une table éclairée par des bougies et ils rient. L’un d’entre eux exhibe fièrement son diplôme de magicien rédigé en anglais. Les autres ne comprenant pas l’anglais, il traduit " blablabla " ; un peu comme les jeunes de la troupe de théâtre, dans Platform, qui faisaient " boubou " pour rire et se faire peur, au début, avant le générique. Cette langue étrangère, confuse, et mystérieuse, faite de signes et de sens, est là pour appeler les fantômes à notre rescousse – pour invoquer les mânes expansifs, qui semblent plus vivants que nous-mêmes.

De la magie noire aux appartements vides

Le jeune homme au diplôme sait vraiment faire des choses extraordinaires. Il démultiplie les pièces de monnaies, ressemblant aux pièces en chocolat enveloppées dans du papier aluminium doré, dans la main fermée de Vicky. Celle-ci, muette, crédule, écarquille les yeux avec émerveillement. En plus, elle n’a rien eu à faire. C’est le magicien qui a tout fait pour elle.

Mais quand il essaie de faire sortir je ne sais quel oiseau d’une sarbacane, ça part en vrille. Et puis on essaie de déboucher d’un coup la bouteille de champagne, pour se perdre dans la confusion du vin pétillant, pour s’ébrouer dans les bulles sucrées, grisantes. Mais le bouchon ne veut pas sauter.

Quant à l’argent, qui se démultipliait dans les mains de Vicky, il aurait plutôt mieux valu qu’il disparaisse. Si Vicky n’avait pas eu ces 500 000 NT en banque, elle aurait quitté Hao-hao et, peut-être, n’aurait pas consumé ses années de fin d’enfance à vider son énergie au contact de son Hao-hao qui était incapable de l’aimer – de vouloir son bien, mais qui l’entraîne dans sa perte, dans son désespoir quotidien et sans appel parce qu’inhérent. Elle aussi connaît cette inclination pour le saut à deux, le suicide amoureux. Avec cette différence qu’elle désire aussi autre chose, qu’elle est double – habitée par l’invisible, l’aspiration à s’élever au-dessus de cette existence-là, retenue ailleurs, heureusement, par l’intuition timide de sa spiritualité. Celle-ci lui interdit de rester avec quelqu’un qu’elle n’aime pas : cette exigence se cristallise dans la pudeur qui enveloppe son personnage. Vicky qui porte aussi comme tous les jeunes des sweats à capuche est ainsi vêtue de plusieurs étoffes qui se superposent et l’épaississent : nimbée de cette matière ambiante qu’on a décrite, elle est aussi recouverte de l’habit du désir physique nu qui se mêle encore à ce tissu de pudeur par lequel Vicky recherche le véritable amour charnel. Ces deux étoffes se mêlent confusément au lieu de coïncider, car Vicky ne trouve pas l’amour.

Ces appels auxquels la magie ne répond pas, Vicky les envoie ensuite au principal adulte, Jack. Un peu de sauce piquante, dans ton riz, s’il te plaît. Au-delà du fait que Jack, maffieux tranquille et perdu, travaille dans une boîte de nuit trafiquant avec le sexe, c’est un ami. Elle prend des pauses et une voix enfantines, minaude souvent, et porte des tee-shirts aux imprimés de petits coeurs.

En plus de son corps, qui dégage cette pudeur amoureuse qu’on a évoquée, il y a des signes, traînant dans son entourage. D’abord, les objets de l’enfance pas encore évacuée – des nounours dans sa chambre, des objets de la fameuse marque Hello Kitty (marque qui connaît réellement, ces dernières années, un succès foudroyant parmi les jeunes gens, et très souvent, parmi les plus  night-clubbers d’entre eux). Séparant deux pièces dans l’appartement que Vicky partage avec son petit ami, un rideau en collier de perles qui balaye le sol et s’entortille dans ses longs cheveux produit à chaque passage son gling-gling caractéristique de coeurs en plastique creux de toutes les couleurs.

Le seul événement qui rompt un peu le temps cyclique est la rencontre avec Jack. Son appartement est différent de celui où l’on se balance entre les trois pièces principales depuis le début. Il est plus lumineux, plus espacé, plus transparent. Jack montre de la compréhension à l’égard de Vicky, et contraste avec le turbulent Hao-hao. On dirait qu’il peut lui apporter du réconfort et de l’attention. Mais il s’avère assez vite que Jack n’est pas " disponible ", qu’il a ses propres soucis, et quand Vicky le suit dans la grande ville étrangère, jusqu’à un hôtel clair et aseptisé, il n’y est plus, n’ayant laissé derrière lui qu’une cassette hantée par sa voix. Une autre voix, une autre génération : Vicky n’est pas seule à appeler, mais ces voix ne se trouvent pas.

Après la scène de l’hôtel, une rue blanche de nuit tombée tôt, et une tempête de neige. Et la voix off nous dit presque ironiquement que Vicky, en rentrant, a vu toutes ces femmes qui portaient leurs enfants, et les rues bondées de gens, d’adultes actifs… au moment où l’on ne voit que l’allée nébuleuse et le sol soulevé par la neige qui s’entasse.

Vicky, avec sa génération – la nôtre – avance à tâtons. Ses yeux ne se sont pas habitués à l’obscurité. Les étoiles fluorescentes collées au plafond qui brillent un temps dans la nuit pour avoir capté la lumière du jour ne suffisent pas. Vicky se cherche une veilleuse, pour remplacer les tristes étincelles. Si on était à la campagne, ça serait des vers luisants. Ici en ville la chambre est noire. Il y a bien un peu de lumière qui s’y infiltre – les parents laissent toujours la porte ouverte et l’halogène allumé dans le couloir – mais si l’on y va, on se rend compte qu’il n’y a personne.

Finalement, c’est Hou Hsiao Hsien qui répond à Vicky, qui lui accorde une vie. C’est un peu comme s’il la rachetait, en lui offrant, comme il le dit lui-même, " compréhension et sympathie ", et en invitant les spectateurs à faire de même, à se sensibiliser, à voir et à écouter ce qui ne peut pas se crier pour être entendu. Pour ce, il nous faut garder, malgré la proximité (absence de discours), la distance nécessaire – c’est aussi celle de la voix off – qui est la condition d’une compréhension dépassant la simple empathie.

C’est de l’avenir que nous parle la voix off par où Vicky joue les conteuses de son propre rôle, qu’elle a mis hors d’elle en faisant passer son personnage de dix ans plus tôt pour une lointaine amie dont elle se souvient. Peut-être que l’avenir nous réserve quelque chose qui nous fera sortir de là, alors, de la même manière que Vicky s’est débarrassée de sa vie comme d’un " passé " ?

Non, car plutôt qu’une voix nouvelle dans le futur, comme si ce dernier sortait de " nulle part ", c’est la jeune fille d’aujourd’hui qui, lorsqu’elle s’échappe du monde, en esprit seulement, peut y lire son existence sans pour autant rien changer à son déroulement (à son encadrement, plutôt).

Un film visionnaire : car les gens présents y sont des revenants. Vicky, aujourd’hui, est déjà une voix, et d’où elle nous parle, le présent un passé. Vicky est déjà une voix, un esprit auquel Hou Hsiao Hsien donne la parole qu’il pressent, qu’il devance.

 
         
 


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