Festival de Berlin 2005
Internationale Filmfestspiele Berlin

La chronique de notre envoyé spécial, Raphaël Lefèvre

Vendredi 11 février
Samedi 12 février
Dimanche 13 février
Lundi 14 février
Mercredi 16 février
Jeudi 17 février
Bilan

 

Vendredi 11 février

C'est le dernier film de Régis Wargnier qui a ouvert le Festival. Je n'ai pas pu le voir (il y a un monde fou), mais Man to man, film sur un anthropologue en Afrique au XIXe siècle, avec Joseph Fiennes et Kristin Scott-Thomas semble avoir été accueilli assez froidement et n'a guère convaincu les critiques, qui parlent d'académisme - ce dont on ne s'étonnera pas... Le temps m'est compté, je reviens demain parler des films vus aujourd'hui, Hotel Rwanda et The Dying Gaul.

Bons baisers d'Allemagne...

Samedi 12 février

Revenons donc sur les films vus hier.

En compétition, Hotel Rwanda de Terry George (scénariste de Jim Sheridan sur Au nom du père et The Boxer). Avec Don Cheadle en manager d'hôtel rwandais admiratif du style occidental, dévoué à ses employeurs belges (Jean Reno fait de courtes apparitions en directeur-au-bras-long de la compagnie Sabena), Nick Nolte en colonel canadien de l'ONU, plein de bonne volonté mais impuissant, dépassé par les événements et par les ordres (interdiction de tirer) et Joaquin Phoenix en cameraman qui filme l'horreur du massacre des Tutsis par les Hutus tout en sachant qu'elle ne servira qu'à apitoyer l'Occidental bien-pensant pendant son dîner. Une prodution anglo-italo-sudafricaine dans un style très hollywoodien, une sorte de Liste de Schindler située à Kigali en 1994...

Un film qui participe au culte de l'histoire vraie édifiante et qui, à part endosser le fameux devoir de mémoire et faire l'apologie d'un héros ordinaire, ne réfléchit pas beaucoup. Malgré son respect évident pour les Rwandais et son désir d'échapper à un regard hollywoodien, ce film entièrement tourné en anglais - l'excellent Don Cheadle (Ocean's 11/12, Mission to Mars...) a beau avoir travaillé son accent local, on a un peu du mal à adhérer - ne parvient à se dépêtrer des tares du cinéma majoritaire, les tics de scénario conventionnel et le sentimentalisme ("You are a good man, Paul Rusesabagina..."). Peut-être faut-il ce genre de films, mais si ce n'est dans une perspective historique et didactique, Hotel Rwanda, exempt de toute mise en scène, n'a malheureusement que peu d'intérêt. On verra dans quelques jours dans Sometimes in April, un autre film sur le génocide rwandais, comment l'haïtien Raoul Peck (Lumumba) a traité le sujet. Soit dit en passant, quand on voit l'équipe (réalisateur, acteurs et personnes réelles dont le film est inspiré) de ce film, qui se voudrait sérieux et politiquement percutant (quelques bonnes vérités sont assénées ou glissées dans le dialogue, comme l'indifférence assourdissante de l'Occident ou la vente d'armes française), parader en costard devant les photographes, face au palais d'un festival qui revendique clairement sa dimension glamour, ça laisse un rien circonspect. Pas très digne, si ce n'est indécent. Et très révélateur de la dimension "divertissement" qui subsiste malgré tout dans le film.

Dans la section parallèle Panorama, l'américain Craig Lucas présentait The Dying Gaul, avec Peter Sarsgaard et Campbell Scott. Il faudrait se demander sérieusement à quoi l'on reconnaît si facilement un film indépendant américain... Présenté à Sundance, The Dying Gaul en a ce mélange de savoir-faire et de modestie, cette plus-value d'audace par rapport aux films de studio assorti d'une indécrottable frilosité américaine. Par certains côtés, le film fait pourtant penser à la saine franchise d'un Tony Kushner (à qui le film est dédié). L'homosexualité y est abordée sans trop de pincettes (mais un peu quand même : restent des ombres chinoises pour les scènes de cul). On ne sait trop ce qu'il manque au film pour avoir une véritable tenue, tant il développe un ton particulier. A l'instar de la musique de Steve Reich qui l'accompagne, le film ne suit aucune progression dramatique traditionnelle, n'atteint aucun climax, reste toujours sur un entrelacs horizontal de scènes ouatées dessinant une tragédie en demi-teinte, imprégnée de mensonges et de culpabilité. On a l'impression que tout est chuchoté, bien que tout soit joué tout à fait normalement par le touchant Peter Sarsgaard et l'impressionnant Campbell Scott. Une semi-réussite assez intriguante.

Vu aujourd'hui, Crustacés et coquillages d'Olivier Ducastel et Jacques Martineau (Jeanne et le garçon formidable, Drôle de Félix, Ma vraie vie à Rouen), joyeuse comédie dominée par l'absence de contrainte, est en quelque sorte l'antithèse du film précédent. A la faveur de vacances à la mer, une petite famille découvre les joies de la sexualité libre et en toute bonne conscience. Ce véritable manifeste utopique dont les mots d'ordre sont "pas de culpabilité" et "ordre désorganisé" est un méli-mélo très gai (et pas mal gay aussi...), frais, coloré, sensuel, marqué par une jolie liberté de ton. Il revendique pleinement l'idée, énoncée par l'impeccable Gilbert Melki, que tout n'a pas besoin d'être carré, en ordre, bien rangé... d'où des numéros chantés et dansés un peu brouillons mais dégageant une indécrottable bonne humeur. Comme tout le film, d'ailleurs, dans lequel même les moments d'appréhension, de tristesse ou de colère semblent empreints d'une irrémédiable sérénité. Valeria Bruni-Tedeschi y est royalement drôle. Cela n'atteint pas la profondeur et l'amplitude de Demy, ni la perfection pétillante de Lubitsch, mais son mélange de modestie et d'audace s'avère plutôt payant.

A plus !

Conférence de presse:
Crustacés et coquillages

Dimanche 13 février

Vu hier, après le rayon de soleil de Ducastel et Martineau (le temps sur Berlin oscille entre pluie battante, bruine, neige ou violentes bourrasques), One Day in Europe de l'Allemand Hannes Stöhr, tentative de film œcuménique composé de quatre segments introduits par une petite animation, situés aux quatre coins de l'Europe (au sens large) : une Anglaise à Moscou ; un Allemand à Istambul; un Hongrois à Saint-Jacques-de-Compostelle ; deux français (dont Rachida Brakni) à Berlin. On dirait un bout-à-bout de courts métrages sur le thème « On se fait toujours voler ses affaires à l'étranger et comme les flics sont les personnes les moins coopérantes du monde, on est dans la merde ». Bien que ne recourant pas de façon trop grossière aux clichés, l'humour joue essentiellement sur le bureaucratisme pittoresque des polices turque et russe, la joviale désinvolture espagnole, le barrage de la langue, la façon dont les slaves ou les latins baragouinent l'anglais… Le ton, vaguement empreint de millénarisme, est sympathique, mais ça ne va pas bien loin. On n'est même pas dans la dénonciation insidieuse ou la xénophobie involontaire tellement c'est bienveillant, pépère, sans conséquence. Filmé tranquillou, sans bavure, avec un scope à l'affût des paysages bien cadrés, One day in Europe est un film inoffensif.

En compétition comme ce dernier, Asylum de David McKenzie aimerait traiter du désir fiévreux – à la manière d'une Jane Campion – en évoquant la triste vie, à l'orée des années 60, d'une femme qui tombe dans les bras d'un ténébreux pensionnaire de l'asile psychiatrique où a été muté son mari. Malheureusement, académisme sophistiqué de la mise en scène, personnages transparents, pauvreté psychologique affligeante, érotisme chic et soft, simplisme généralisé unissent leurs forces dévastatrices pour neutraliser tout embryon de trouble, d'expression d'une vérité humaine. Dans ce mauvais mélo particulièrement plat qui, à force d'inconsistance et de sérieux imperturbable, atteint à plusieurs reprises l'humour involontaire, Natasha Richardson, fade sosie d'Emma Thomson, semble se livrer avec Hugh Bonneville (qui était aussi de Man to man) à un concours d'absence de charisme. Ennuyeux.

N'en pouvant plus de la compétition, je m'offre dans une section parallèle un petit intermède musical. Brasileirinho ("petit Brésilien" en portugais), documentaire de Mika Kaurismäki (c'est le frère de qui vous savez), explore sans génie ni passion mais avec honnêteté une forme de la musique traditionnelle brésilienne, le choro. L'intérêt cinématographique n'est pas au rendez-vous, mais au moins la musique latine sait-elle communiquer émotions et bonne humeur.

Retour aujourd'hui à la compétition, où semble se livrer un concours d'académisme (sans compter le dernier Téchiné, qui n'en parvient pourtant pas à relever substantiellement le niveau). Peut-être les films que je n'ai pas vus, Thumbsucker de Mike Mils (d'après les échos, sorte de Ghost world sage mâtiné de Virgin Suicides), Provincia Meccanica de Stefano Mordini (mélo italien) et U-Carmen eKhayelitsha (une version sud-africaine de Carmen), viendraient-ils me contredire, mais aujourd'hui, c'était gratiné. Sophie Scholl – Die letzte tage évoque, comme son titre l'indique, les derniers jours de la résistante allemande Sophie Scholl, arrêtée avec son frère pour avoir distribué des tracts séditieux dans sa fac. A moins d'une demi-heure du début du film, elle se retrouve à la Gestapo et c'est parti pour encore une heure et demie de fastidieux interrogatoires où elle commence par nier l'évidence, puis par défendre avec fierté ses belles idées (démocratie, liberté, droits de l'homme, valeur de la vie, bonté de Dieu…) face aux vilains nazis qui n'ont rien compris. Les gentils n'ont pas de charisme, les méchants jouent à celui qui fera le mieux les yeux froncés, la bouche crispée et les cris effrayants, la reconstitution est sobre, modeste mais soigneuse, la photo offre d'impeccables clairs-obscurs désaturés et la mise en scène emballe tout ça avec une désarmante timidité. Encore une fois, l'académisme triomphe.

Espérons que la suite des événements – on attend le Guédiguian sur Mitterrand, un film de Sokourov sur Hirohito, le dernier Jacque Audiard avec Romain Duris et The life aquatic with Steve Zissou de Wes Anderson (La famille Tenenbaum), doté d'un casting d'enfer (les habitués Bill Murray, Owen Wilson, Anjelica Huston et Seymour Cassel, et les nouveaux venus Willem Dafoe, Cate Blanchett, Jeff Goldblum, Michael Gambon…) – nous ôtera le goût fade qui prévaut jusqu'ici.

Lundi 14 février

Conférence de presse:
Le Promeneur du Champ-de-Mars

Mercredi 16 février

Conférence de presse:
Nuage au bord du ciel

Jeudi 17 février

Conférences de presse:
De battre mon cœur s'est arrêté
Solnze (Le Soleil)

Bilan de la 55e Berlinale

Comme d’habitude, il y eut de tout au Festival de Berlin. Diverses sections parallèles, comme « Panorama », où se fit remarquer le délicieux Crustacés et coquillages d’Olivier Ducastel et Jacques Martineau ; « Forum », consacrée au « jeune cinéma » (ce qui inclut aussi bien le prochain Depardon qu’un vieux Glauber Rocha), « Perspectives du cinéma allemand » ; une compétition de courts métrages ; des films pour enfants ; ainsi que deux rétrospectives, l’une consacrée aux décors marquants du cinéma (de Tati à Greenaway en passant par Fellini), l’autre à l’intégralité de l’œuvre de Stanley Kubrick. Et bien sûr la compétition, où s’affrontaient des films aussi divers que le dernier Téchiné, une œuvre méditative russe (Solnze d’Alexandre Sokourov) et quelques ahurissantes démonstration d’académisme. Décerné le samedi 19 février, le palmarès du jury présidé par Roland Emmerich est à plus d’un égard bien curieux.

Je ne saurais me prononcer sur les Ours d’or (U-Carmen eKhayelitsha de Mark Dornford-May, une version sud-africaine de Carmen) et d’argent (Kong Que de Gu Changwei, chef opérateur chinois de renom), que je n’ai pas vus (dans l’imposant panier à film que le Festival propose, il faut bien faire des choix). On notera cependant qu’il s’agit de deux premiers films et qu’ils n’ont pas convaincu tout le monde.

J’ai vu, en revanche, Sophie Scholl – Die Letzten Tage de Mark Rothemund, qui s’est vu attribuer le prix du meilleur réalisateur. Il y a là matière à perplexité, car en fait de réalisation, il n’y a dans cette édifiante évocation des derniers jours de la résistante allemande éponyme qu’une mise en images soigneuse et tiède, pour ne pas dire académique. Son actrice principale, Julia Jentsch (vue dans The Edukators), ni bonne ni mauvaise mais déclamant avec conviction les discours bien pensants de son personnage face à des nazis en furie, a reçu quant à elle le prix de la meilleure actrice.

Perplexité encore en ce qui concerne l’Ours d’argent de la meilleure contribution artistique. Cet équivalent du Prix spécial du jury cannois, dont le motif est laissé au libre choix du jury, a été décerné au magnifique Nuage au bord du ciel de Tsai Ming-Liang. Jusqu’ici, pas de problème, même si le film aurait amplement mérité un Ours d’or ; seulement voilà, le prix a été attribué pour le scénario. On ne niera pas que le film de Tsai possède des « idées de scénario » (la clé dans le bitume, la valise qui ne s’ouvre pas…), mais il est avant tout une errance de personnages somptueusement filmée et sonorisée. On mesure alors ce qu’un palmarès par catégories, niant par nature la cohérence esthétique globale vers laquelle un film tend, peut avoir d’aberrant. Le film de Tsai Ming-Liang a également reçu un certain prix Alfred Bauer.

Le prix du meilleur acteur est allé au jeune Lou Taylor Pucci, acteur principal de Thumbsucker de Mike Mills, que je n’ai pas vu non plus, mais qu’on dit quelque part entre Ghost world et Virgin suicides. C’est l’histoire d’un jeune de 17 ans qui suce encore son pouce. Du cinéma américain « décalé », en somme, avec règlements de comptes familiaux à la clé.

Le film de Michel Audiard, De battre mon cœur s’est arrêté, n’a pas été récompensé pour sa mise en scène stylisée ou pour l’impeccable prestation de Romain Duris, mais pour la musique d’Alexandre Desplat, synthèse de rythmiques contemporaines et de nappes aiguës de cordes mahlériennes (le film traite du grand écart entre violence et sensibilité, électro et musique classique).

Le prix spécial de l’Ange bleu, décerné au meilleur film européen en compétition a été attribué à Paradise now, qui n’a d’européen que son financement germano-franco-néerlandais, puisqu’il s’agit d’un film israélien. Une réflexion sans fioritures, ambiguë pour certains, complexe pour d’autres, sur l’engagement kamikaze palestinien.

Enfin des Ours d’honneur ont été décernés au cinéaste coréen Im Kwon-Taek et à l’acteur espagnol Fernando Fernán-Gomez, et Daniel Day-Lewis a reçu la Caméra de la Berlinale en remerciement du soutien qu’il a apporté au Festival au fil des ans.

On ne regrettera pas l’absence dans le palmarès de films insignifiants ou académiques tels que Man to man de Régis Wargnier (ouh la mauvaise langue ! je ne l’ai pas vu…), Asylum de David McKenzie ou One Day in Europe de Hannes Stöhr. Dommage, en revanche, que Le Promeneur du Champ-de-Mars soit reparti bredouille. Tout le monde à Berlin pariait sur Michel Bouquet pour le prix d’interprétation. Le jury a peut-être voulu surprendre son monde. Pas sûr qu’il ait trouvé la meilleure combinaison.

         
 


Le Semeur

Carré 35

Le maître est l'enfant

Le Jeune Karl Marx

Des Rêves sans Etoiles

BARRY SEAL American Traffic

Gabriel et la Montagne

Que Dios nos perdone

La Colle

Un vent de liberté

Une femme fantastique

Des Plans sur la Comète

K.O.

Le Christ aveugle

Cessez-le-feu

L'Homme aux mille visages

Corporate

LONDON HOUSE

Traque à Boston

Citoyen d honneur

Les Fleurs bleues

Nous nous marierons

LUMIERE !

Corniche Kennedy

La Mécanique de l'Ombre

La grande Muraille

Ouvert la Nuit

Nocturnal Animals

Fais de beaux Rêves

Go Home

Le Voyage au Groenland

Theeb

ABLUKA (Suspicions)

TANNA

Les Beaux Jours d'Aranjuez

La Philo vagabonde

DOGS

Brooklyn Village

CLASH

Sieranevada

Juillet Août

Sur quel pied danser

The Witch

Montanha

The Whole Gritty City

TOUT s'accélère

Paulina

Free to Run

Volta a Terra

Médecin de campagne

Jodorowsky s Dune

Le Chant du merle

Room

Des nouvelles de la planète Mars

Tempête

Ave, César

Sleeping Giant

El Clan

La Terre et l'Ombre

Steve Jobs

45 ans

J'avancerai vers toi avec les yeux d'un sourd

Danish Girl

Je vous souhaite d'être follement aimée

La Fille du patron

A peine j'ouvre les yeux

My skinny Sister

BELLE et SEBASTIEN l'aventure continue

Dis Maîtresse !

Je suis un soldat

Capitaine Thomas Sankara

Le fils de Saul

ERTAN ou La destinée

Edmond, portrait de Baudoin

Ni le Ciel ni la Terre

Red Rose

Des Apaches

Le Retour de Fabiola

Une Seconde Mère

L'année prochaine

Le Monde de Nathan

Titli, une chronique indienne

L'ECHAPPEE A la poursuite d'Annie Le Brun

Le Tournoi

10.000 km

Les Optimistes

Le Dos Rouge

Une Belle Fin

JACK

Arnaud fait son 2e Film

NINGEN

BLIND

ANTON TCHEKHOV 1890

Le Dernier Coup de marteau

Le Grand Musée

Things people do

Les Merveilles

Rendez-vous à Atlit

Juillet de sang

Zouzou

Terre battue

Amours Cannibales

Ceci est mon Corps

De la Neige pour Noël

POLE EMPLOI, ne quittez-pas !

Mary Queen of Scots

' 71

The Boxtrolls

HERITAGE FIGHT

SHIRLEY visions of reality

HIPPOCRATE

MAESTRO

Les soeurs Quispes

Bird People

MICHAEL HANEKE profession Réalisateur

May in the Summer

Night Moves

Melaza

BABYSITTING

Conversation animée avec Noam Chomsky

La Braconne

Dancing in Jaffa

47 Rônin

Closed Circuit

DARK TOUCH

La Femme du Ferrailleur

Bethléem

C'est eux les Chiens

TONNERRE

MINUSCULE La Vallée des Fourmis Perdues

All is lost

Blank City

Je fais le mort

The Lunchbox

Henri

Amazonia

Une femme douce

Prince of Texas

Avec Dédé

Omar

Shérif Jackson

VANDAL

Papa vient dimanche

Frances Ha

La Communauté du feu rouge

L'Autre Vie de Richard Kemp

Liv & Ingmar

Une Vie Simple

MUD Sur les rives du Mississipi

La Sirga

Les Lendemains

La Playa D.C.

Oblivion

Le Repenti

Amour et Turbulences

Cloud Atlas

PIERRE RABHI Au Nom de la Terre

Camille Claudel 1915

Mystery

40 ans, mode d'emploi

FLIGHT

Des Abeilles et des Hommes

Elefante Blanco

Antiviral

Tu honoreras ta mère et ta mère

Pas très normales activités

Hiver Nomade

Wadjda

Blancanieves

Rendez-vous à Kiruna

Mariage à Mendoza

Mon père va me tuer

Par amour

Une Estonienne à Paris

Le Monde de Charlie

TOMI UNGERER L'esprit frappeur

ANNA HALPRIN - Le Souffle de la Danse

MARINA ABRAMOVIC The Artist is Present

Héritage

Les Invisibles

Les Cinq Légendes

The Brooklyn Brothers

Little Bird

La Chasse

VILLEGAS

Une Famille Respectable

La Vierge, les Coptes et moi

Vous n'avez encore rien vu

COMPLIANCE

For Ellen

Le Jour de la Grenouille

BOY

THE WE AND THE I

Summertime

El Campo

Une seconde femme

Les Femmes du Bus 678

Contrebande

L'Amour et rien d'autre

Tue-moi

Querelles

La Nuit nomade

Perfect Sense

La Terre outragée

30 Beats

Aloïs Nebel

OSLO 31 Août

Sécurité rapprochée

EN SECRET

Jeux d'été

Une Bouteille à la Mer

Tatsumi

Hanezu l'esprit des Montagnes

Another Happy Day

ELLES

J.EDGAR

L'OISEAU

Le Projet NIM

Take Shelter

LE HAVRE

Corpo celeste

Echange standard

Hugo Cabret

Hell and back again

Le Voyage extraordinaire

Sweet Grass

MISSION : IMPOSSIBLE Protocole fantôme

Des Vents contraires

Shame

Footnote

Americano

Le Chat Potté

Le Casse de Central Park

Sleeping Beauty

Jeanne captive

Michael

Bonsaï

Mon pire cauchemar

Polisse

The Artist

DRIVE

We need to talk about Kevin

Habemus Papam

Trois fois vingt ans

Mes Meilleures Amies

Happy, happy

Les deux chevaux de Gengis Khan

La Mujer sin Piano

Balada Triste

Une séparation

Le Complexe du Castor

Into Eternity

Des filles en noir

Le Secret de Charlie