Andy Wachowski : Matrix

 
   
© Article publié sur le site www.inventaire-invention.com (2000)

Par Georgy Katzarov
17-04-2002  
 
   

Echos d'un avenir passé...

1. Film d'action et de suspense, d'anticipation ou de science-fiction, Matrix est en effet un pur produit commercial. Le récit de sa promotion auprès de la presse française, dans Libération par Olivier Séguret, donnait carrément envie de l'ignorer. La logique commerciale de son lancement rendait son "succès" auprès du public tellement inéluctable, qu'on n'avait pas envie d'y aller pour se donner ne serait-ce que l'illusion de résister, de ne pas suivre dans le rêve d'un même sommeil tous les spectateurs de la planète.

Le tournage d'un Matrix II est, dit-on, déjà en chantier. Le troisième ne manquera pas de faire suite et on ne sait à combien ça s'arrêtera. Les rééditions en vidéo (et/ou en DVD) ne manqueront pas de suivre. Les fans de Keanu Reaves et de la charmante "Trinity" (Carie Ann Moss) pourront se faire des soirées pizza-et-Matrix en enchaînant les épisodes à la file, en anticipant le dénouement des scènes et les répliques des personnages. Certes. On n'est pas obligés d'en être...

Et pourtant le film vaut le détour. Pour peu qu'on s'y laisse prendre... En fait, le tapage promotionnel, d'une part, et le faux débat sur l'incitation à la violence qu'il suscita (à cause de sa contigüité, en Amérique, avec de très macabres faits divers..) d'autre part, ce furent deux facteurs pour que "l'actualité" du film masque en quelque sorte la dimension pertinemment actuelle de ce qu'il donne à penser. Selon une nécessité obscure, justement, il se trouve que c'est ce type de films - ceux qui assument la logique économique du divertissement à l'échelle planétaire, qui parviennent à atteindre par l'application de leur recette, une sorte de spectateur universel - qui prennent quelquefois, avec acuité, une rigoureuse mesure des transformations de ce que nous appelons "monde" à l'époque des cyber-technologies. Etant donné qu'il s'agit d'un processus en cours, qui à la fois dépasse et suscite l'anticipation imaginaire (il la suscite parce qu'il la dépasse justement), il est logique qu'il y ait plus d'un Matrix, qu'il y ait une suite...(pas seulement d'un point de vue commercial). Le rapport du monde aux "nouvelles technologies" est, en effet, une affaire à suivre, à tous les sens du terme... Une tâche pour la pensée... Et en tant que le cinéma est à la fois un opérateur et un bénéficiaire éminent des nouvelles avancées technologiques, il n'est guère étonnant qu'il aménage le lieu pour une telle pensée, et qu'il la provoque. Il ne s'agit pas seulement d'anticipation imaginaire, le film calcule à une hauteur mythologique les conséquences de la virtualisation du monde et dans le monde...

2. Pour comprendre l'intrigue de Matrix, pour comprendre le conflit qu'il dramatise, les enjeux et les moyens de l'action, il faut avoir à l'esprit le vocabulaire ordinaire de l'informatique. Plus précisément de toutes ces fonctions nouvelles, introduites dans la vie quotidienne par la diffusion et l'utilisation massive des logiciels de traitement de textes et d'images, de recherche, de montage, de communication, de jeu, de navigation. ...."Initialisation", "formatage", "saisie", "sélection", "téléchargement", "réception", "envoi", "connexion", "site", "ligne", "codage secret", "virus", "clé", "cyber-pseudonymie", etc... autant de mots dont l'usage quotidien des machines à intelligence artificielle aura précisé un sens usuel, un contenu opératoire concret. C'est la ressource aujourd'hui dont nous disposons pour rendre compte de la réalité de l'action dans l'espace virtuel de la télécommunication. Toutes ces opérations sont "virtuelles" mais elles n'en sont pas moins réelles : les fonctions des logiciels deviennent des schèmes selon lesquels les coordonnées d'une certaine réalité sont désormais calculées. La fusion prochaine de l'espace télévisuel avec celui du web, d'une part, le perfectionnement des moyens de reproduction et de communication de données, d'autre part, sont en train de bouleverser avec une force sans précédent les notions sur lesquelles reposent nos orientations fondamentales sur ce qu'est la réalité, et sur ce que "réalité" veut dire. Sur le monde et sur ce que nous appelons "monde"... Et un film tel que The Matrix est l'hyperbole de sa virtualisation.

Il précipite et accélère les enjeux de cette sorte de catastrophe que la révolution télétechnologique fait vivre aux catégories qui fondent la réalité de notre position existentielle. Le film en prend acte comme d'une compromission. La virtualisation est une perte du monde. Il réalise l'idée de cette perte. La proposition cinématographique consiste à l'accréditer d'une part, mais aussi à figurer, d'autre part, à imaginer le programme d'un possible salut, d'un remède. Keanu Reaves incarne le personnage du sauveur élu. Son pseudonyme d'internaute et de "hacker" informatique est Neo, - anagramme parfait de ce qu'il est appelé à devenir dans le scénario : "the one", l'élu... "The one" se traduit à la fois comme "l'un", et comme "celui qui..." - "celui qui est l'un". Attribut principal du Dieu de l'Ancien Testament... Comme si le cinéma attestait ainsi le travail d'une certaine responsabilité (coupable) (coupable en fin de compte devant Dieu) qui lui viendrait de la conscience confuse qu'il a de participer lui-même au processus de virtualisation généralisée... Le film met en scène, d'une part, un monde totalement aliéné dans son image, - une image dont l'espace est totalement confondu avec celui de la réalité : une image qui n'est donc plus image mais l'immanence même d'un monde contrefait. Et il invente en effet, d'autre part, une histoire d'élection et de mission salvatrice qui consiste pour l'essentiel dans le rétablissement de la différence entre réel et virtuel... (différence dont la perte de vue représente, dans une certaine mesure, la perte du monde lui-même). Matrix est à l'opposé de ce qu'on croit pouvoir identifier comme film "réaliste" et pourtant, il est littéralement obsédé par la question du "réel". Il est une fable au sujet du "réel". C'est du contenu donné aux mots "world" et "real" que procèdent sans doute et l'intention du film et toutes les décisions du scénario et de la "réalisation"... On peut croire en effet que toute l'inventivité de la fiction de Matrix est subordonnée à cette tâche logique, d'assurer la possibilité de cette différence réél/virtuel, (la possibilité que quelqu'un dise, sérieusement, à quelqu'un d'autre (Morpheus à Neo): "Wellcome to the real world"...)

3. L'expérience quotidienne de l'écran des ordinateurs ne manque pas d'engendrer ce fantasme. Au point où nous en sommes aujourd'hui, on croit tenir la limite empirique du virtuel et du réel. Pour l'instant, c'est l'ordinateur qui représente le seuil, la frontière rassurante entre ces différents modes de réalité. Le virtuel commence, pense-t-on, et s'arrête là : à la surface de l'écran. Mais c'est à croire que cette frontière, si problématique soit-elle, est elle-même vouée à s'effacer. Elle l'est depuis longtemps, effacée, dans l'imaginaire anticipateur de la science-fiction. Son effacement est à l'oeuvre à chaque fois dans l'expérience du spectateur de fiction cinématographique ou du joueur dans un jeu vidéo. L'apparition virtuelle en trois dimension, sans l'intermédiaire de l'écran cathodique ou des cristaux liquides, nous est annoncée pour bientôt. Le virtuel est peut-être technologiquement maîtrisable, mais il affole totalement la notion de lieu.

Matrix accélère encore plus cet affolement. La "matrice" en est la projection narrative : ce n'est pas seulement la fiction d'un monde à l'intérieur duquel adviennent les avancées les plus extrêmes de la technologie du virtuel; "la matrice" est le lieu virtuel dans lequel ce monde prend place lui-même, comme une sorte de double du monde. C'est difficile à concevoir en effet. Pour l'accréditer, le film y consacre plus de la moitié de son temps.

Sa force de persuasion réside en ceci qu'il prend appui sur l'évidence la plus banale de l'expérience. Par exemple, cette certitude (précaire dès que l'on y pense) dans laquelle chacun, en se réveillant le matin, croit s'assurer de la distinction entre l'éveil et le sommeil, se retrouve lui-même, se sent vivre, et sent hors de lui qu'il y a quelque chose et non pas rien. L'évidence, aussi familière que possible, d'avoir un corps, par exemple, - ce ne serait que l'effet d'un enchaînement complexe de signaux, visuels, olfactifs, auditifs, tactiles, dont rien ne peut jamais prouver qu'ils sont en correspondance avec autre chose, qu'ils sont suscités par quelque chose d'extérieur au système perceptif qu'ils constituent. Ce que j'appelle "mon corps" est un phénomène sensible. Le truchement par lequel je prends corps à mes yeux, le moyen par lequel le monde prend corps à son tour je n'en sais rien. Il suffit d'y penser un peu, pour que le fait que je vive, là où je me vois et me sens vivre, devienne ce que les philosophes appellent "un préjugé". Le film s'accrédite précisément à la faveur de cette faille...

4. Qu'est-ce donc que "la matrice"? Rien d'autre que ce que chacun perçoit de soi même, de la présence des autres, et des choses. Ce qui nous entoure, ce que nous voyons, ce qui nous regarde - c'est "la matrice". En tant que décor, dans le film, elle est en tout point, visuellement conforme à la réalité urbaine de notre monde occidental. Mais elle n'est pas seulement un décor, elle est responsable du vécu le plus intime, le plus invisible. Elle est l'histoire dont je me crois l'héritier, le goût du steack que je mange, l'arôme du tabac que je fume, la sueur qui perle sur ma peau, l'odeur dont mes narines sont remplies, la fraîcheur des arbres, l'air que je sens venir dans mes poumons, la femme que mes yeux suivent, - la "réalité" de tout cela, c'est l'effet des signaux de mon cerveau parfaitement objectivables, calculés, reproductibles. "La cuiller n'existe pas". Ce qui existe c'est le signal "cuiller" qui la rend réelle à mes yeux, dans ma main, dans ma bouche... L'ensemble des signaux sur lequel je fonde mon sentiment d'être là, et d'être au monde, ce film les nomme "La Matrice". Et justement, c'est de ce type de "signaux" que la technologie aujourd'hui travaille à se rendre maître: elle travaille à rendre virtuellement reproductible l'expérience sensible de la réalité, à maîtriser donc le "signal" dont dépend ce qui existe à nos yeux, à nos mains, à se rendre maître de tous les sens et dans tous les sens...

C'est ainsi que le film analyse le désir technologique qui caractérise notre époque. Il vous suffirait à présent d'imaginer que cette maîtrise totale sur la réalité sensible représente non pas l'avenir de la puissance télé-techno-scientifique, mais son passé : qu'elle aurait donc déjà eu lieu, et vous aurez à l'esprit non plus seulement un fantasme d'anticipation sur le devenir du monde dans lequel nous vivons, mais un mythe au sujet de son origine. Le propos du film est lisible à la fois comme une prophétie : voilà ce qui va advenir. Et en même temps comme une cosmogonie: la révolution technologique a déjà eu lieu, - ce que nous appelons "monde" est un site virtuel, créé, entretenu et dominé par les Machines, dans lequel nos corps et nos consciences vivent aliénées dans leurs clones numériques. Cette coincidence ou cette indécision entre prophétie et cosmogonie font jouer l'idée de temporalité : l'avenir et le passé reviennent au même. Ce que le spectateur perçoit comme anticipation (de l'avenir), le film le raconte comme origine (passé). L'essor technologique contemporain engendre donc cette idée a première vue aberrante : notre avenir a déjà eu lieu. Ce qui nous attend c'est notre passé... Cette aberration est peut-être le virtuel même...

5. C'est en ceci que le film est intéressant pour nous, et non pas en tant qu'objet esthétique que les amateurs de John Woo jugent (peut-être à juste titre) inférieur aux chorégraphies meurtrières du maître de Hong-Kong. Ce n'est donc pas les scènes capitales de mitraillage et de marbre pulvérisé en éclats, pas plus que la pluie de douilles qui nous intéressent. Mais plutôt la fable qui aménage à ces scènes d'action leur moment opportun, et un sens dans la dramaturgie. On tire sur des créatures virtuelles et potentiellement indestructibles. C'est l'impuissance des armes à feu qui semble donnée ici en spectacle : l'impossibilité de tuer; l'impossibilité d'anéantir des créatures qui n'ont pas (plus) d'être - des créatures virtuelles dont l'être justement est une pure force de domination et de destruction.

On tire, en fin de compte, sur des machines, sur les agents spéciaux de leur puissance, aussi immatériels que des esprits, qui revêtent l'apparence humaine sur leurs corps numériques, comme pour mieux démontrer qu'ils sont invulnérables. Tout se passe comme si le film mettait en équation le mal radical avec l'invulnérabilité. Comme si le devenir invulnérable était la finalité même du programme technologique. Et ce que nous appelons devenir, le film le présente comme un fait accompli: le règne du virtuel c'est le règne de l'indestructible, le règne de l'invulnérable. Le mal radical est l'esprit même des machines. Par conséquent, la violence qui se déchaîne à l'écran - longuement préparée par l'élaboration narrative du sens du combat et de son enjeu, - est immédiatement interpétée comme une violence messianique, théologique. Comme si l'essor technologique contemporain rendait plus que jamais nécessaire ce qu'on pourrait appeler : l'hypothèse "Dieu"...

6. Ce qui dans Matrix fait image de "réalité mondaine" est amené à apparaître comme un gigantesque camp de télé-déportation dans lequel les déportés vivent dans l'ignorance complète de leur condition. Ils vivent en entretenant l'illusion de connaître l'époque du triomphe technologique du génie humain... La réalité est une illusion maîtrisée. Seule la Machine, les machines, sont réelles... Parce qu'elles sont pensées ici comme l'instance qui domine ce que chacun appelle "réalité"... Le réel - c'est les machines (qui rendent les hommes et les femmes incapables de penser justement le lieu où il se trouvent, encore moins de le nommer). En imaginant "la Matrice", comme fable au sujet du réel, les frères Wachowski, mettent en scène une vision très inventive et fascinante d'un hors-monde, d'un lieu depuis lequel on peut voir comment se fait l'encodage démiurgique de la réalité mondaine. De ce point de vue là, "le monde", c'est-à-dire la matrice, apparaît comme des suites numériques sur des écrans d'ordinateur. Lignes et colonnes de nombres. La réalité du monde est donnée aux hommes, comme à un personnage l'univers de son film...

Et il est tout aussi impossible pour nous, vous et moi, de penser ce lieu hors monde, dans lequel les machines opèrent l'encodage de la réalité, que pour un personnage de sortir du monde fictif dans lequel il apparaît, désire, agit, et meurt. L'initiation de l'élu commencera par là. On l'arrachera de la matrice pour le faire renaître, en lui faisant observer la différence entre son corps réel et son clone numérique. C'est seulement après qu'il pourra voir qu'un monde virtuel aura remplacé le monde réel. Et la substitution semble conforme finalement au désir de ceux qui s'y trouvent, puisqu'ils ne savent plus, ne peuvent ni ne veulent savoir ce qu'il en est. Nul ne souffre ni ne se passionne au sujet du "réel", sauf une poignée de hackers, sortes de terroristes informatiques aux noms (tendance "techno") Morpheus, Cypher, Trinity, Apoc, Switch, Mouse, qui font en quelque sorte figure d'initiés au secret de la matrice. Persécutés, ils déjouent les lois du système. Poignée d'apôtres en attente et à la recherche de leur élu : Neo...

Ainsi, pour se soustraire à la puissance du virtuel, et pour mener combat contre "la matrice", il faut être un hacker. L'avenir est donc aux terroristes informatiques. Ces nouveaux criminels seront les nouveaux gardiens du "réel", les seuls et derniers témoins du monde tel qu'il était avant cet événement technologique qui l'aura fait disparaître pour le remplacer. C'est-à-dire témoins finalement du "monde" tel que Dieu l'aura créé... tel que Dieu l'aura garanti (comme dans les méditations de Descartes). Aucun film ne démontre mieux le caractère théologique de la technologie...

7. Matrix entretient un rapport avec les thèmes les plus anciens, aussi anciens que l'Occident, sur lesquelles se jouent les variations diverses de la question de l'éveil et du songe, de la vision et de l'hallucination, du réel et de l'apparence, de l'artifice et de la vérité. En un sens il reste, donc, rigoureusement métaphysique, mais justement sa nouveauté par rapport à la tradition, disons de Platon à Descartes et à Calderon, réside dans la mise en jeu de la question du réel à partir de l'expérience contemporaine du jeu vidéo, de l'écran interactif, des prothèses technologiques du corps humain. Les machines occupent la place du malin génie de Descartes. Comme hypothèse technologique, le Dieu trompeur serait le maître du virtuel. Toute la topique occidentale sur le monde comme lieu de l'illusion, sur la vie comme songe, trouve ici une reformulation fabuleuse inédite. Tout se passe non pas au-delà du miroir, comme dans Alice, nommée d'ailleurs explicitement dans le film, mais ici et maintenant. L'au-delà du miroir commence non pas à la surface du miroir, mais sur les bords du trou de la prise téléphonique. L'au-delà du miroir, le monde fantastique, n'est pas comme l'on croit, derrière, de l'autre côté, mais de ce côté-ci - là où ça sonne, là où ça communique...

8. Que le monde ne soit rien d'autre qu'une illusion méconnue, un piège technologique, "une matrice", cela n'est nullement improbable et n'a, en fin de compte, rien de trop fantastique ni d'extravagant, dès lors que le lieu de la matrice, le lieu de sa maîtrise domine tout le champ du vécu. Le piège technologique se serait établi là précisément où se constituent les dimensions de l'espace et du temps, donc toutes les coordonnées réalitaires de l'expérience. Tout ce que l'on voit, sait, et sent autour de nous et que nous appelons "monde" pourrait bien ne pas être "real" (à prononcer en anglais), dès lors que les Machines qui en sont responsables empêchent de voir l'origine de la vision, elles interdisent à l'illusion d'être décodée comme illusion, à l'oeil de se voir lui-même. Les machines dans cette hypothèse fictive constituent "le monde" et le surveillent avec la même discrétion et la même efficacité que nous-mêmes : nous recommençons cela tous les jours sans voir ni sans savoir d'où ni comment nous procédons. Or, justement, le rêve que ce film rend tangible, la pensée que ce rêve dramatise et diffracte, c'est la sortie, ou l'entrée, la frontière en tout cas de l'espace-temps fondateur de l'expérience. Condamné à l'immanence, le monde n'aura jamais cessé de figurer son dehors pour communier avec lui...

L'énonciation du film, en son moment initial, est figurée comme une pénétration de la caméra dans le trou d'un O. Chiffre, lettre, ou tout simplement graphème minimal du trou qui donne vers un extérieur impensable... Le trou de la sortie et/ou de l'entrée... La ligne d'un téléphone qui sonne ailleurs...

9. Post-Scriptum.
Cette question ne cessait pas de me hanter depuis que j'ai découvert ce film : comment passe-t-on d'un film tel que Bound, (le premier, à ma connaissance, des frères Wachowski) à celui-ci, à Matrix....?
- Par le téléphone, bien sûr... Voilà le lien...

Le dictionnaire est aussi très éclairant :
bound :
1. (litt.fig) limite, borne...
2. bond, saut...
3. verbe: bondir
4. prétérit du verbe bind : attaché, relié (pour un livre), obligé, tenu, destiné...

 
         
 


Mise à jour le 01-09-2008

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